7x Anticiper 7x Décoder 7x Savoir 7x Faire 7x Découvrir 7x S'évader 7x S'étonner

4 Des assurances automatisées en pair-à-pair

Qs9jj6it0aiefsguvzln

Vous faites plus confiance à vos pairs ou à un assureur ?

shutterstock

"La blockchain, en faisant office de tiers de confiance automatisé, ouvre la voie à une diminution des coûts de structure tout en fiabilisant et en accélérant les processus de décision", analysent les auteurs de La Blockchain décryptée. Imaginez. Vous êtes agriculteur, et signez un "smart contract" avec un assureur, stipulant qu'un versement est effectué après 30 jours sans précipitations. Après un mois de sécheresse, paf, l'entité qui gère ce smart contract, baptisé "oracle", déclenche automatiquement le paiement grâce à des données externes sans que vous ayez besoin de déclarer ou de revendiquer quoi que ce soit. C'est l'assurance dite paramétrique, ou indicielle. Automatique et ultra-sécurisé, elle est aussi bien plus rapide pour l'assuré. 

Autre exemple : La Blockchain décryptée raconte que lors d'un hackathon organisé à Londres en 2015, une équipe est partie du constat que 60 % des passagers assurés contre le retard de leur vol ne réclamaient jamais leurs indemnités. Elle a alors imaginé un système d'assurance basé sur la blockchain qui dédommageait automatiquement chaque voyageur en cas de retard, sans que celui-ci n'ait besoin de remplir le moindre formulaire. "L’apport de la blockchain consiste ici à générer la confiance et la sécurité nécessaires pour automatiser les phases déclaratives sans avoir recours à un tiers", explique l'ouvrage. Une technologie qui pourrait aussi donner un coup de pouce aux modèles collaboratifs, des systèmes où les primes versées par les assurés réunis en groupe servirait à payer – de manière automatisée et fiable – leurs indemnisations, sans aucun organe central de contrôle. 

De quoi piquer la curiosité des grands assureurs historiques comme Axa, qui a investi en février dernier pas moins de 55 millions de dollars dans un des leaders de la technologie blockchain, la société canadienne Blockstream. Et la France n'est pas en reste : la start-up marseillaise KeeeX propose une solution basée sur la blockchain du Bitcoin qui permet d'obtenir la preuve d'existence et d'authenticité d'un document. "Ça intéresse les collectivités, mais aussi les maîtres d'œuvre  pour éviter la malfaçon", nous confie Laurent Henocque, son fondateur. Elle a déjà convaincu l'école de management de Marseille qui l'a choisie pour certifier les diplômes de ses étudiants et compte bien séduire les assureurs en leur permettant d'obtenir des preuves de sinistre, par exemple.

Partager 158 Linkedin white 63 Facebook white Twitter white Email white Plus white