7x Anticiper 7x Inspirer 7x Décrypter 7x Savoir 7x Faire 7x Recommander 7x Surprendre
Recevoir la newsletter 7x7

7 bonnes raisons d’aimer les Voiles de Saint-Tropez

Recommander Par Corine Moriou 02 novembre 2019

7 bonnes raisons d’aimer les Voiles de Saint-Tropez

Les Voiles de Saint-Tropez

Gilles Martin-Raget
1 2 3 4 5 6 7 8

Les Voiles de Saint-Tropez est le rendez-vous des amoureux de la belle plaisance. Chaque année, des gréements centenaires côtoient des yachts futuristes dans le golfe du Var. Propriétaires, équipages, visiteurs et Tropéziens se retrouvent pour fêter la fin de l’été. Hissez haut, ils sont fiers d’être matelots !

Le snobisme, ce serait de ne pas aller aux Voiles de Saint-Tropez. Mais pourquoi bouder son plaisir ? Pour la vingtième année d’affilée, les 300 plus beaux bateaux Classiques et Modernes au monde et leurs 4 000 équipiers, se sont donné rendez-vous à Saint-Tropez du samedi 28 septembre au dimanche 6 octobre 2019. Ils fêtent les 20 ans de cette manifestation d’exception. Ca vaut vraiment plus qu’un coup d’œil ! Les vieux gréements sont comme des voitures de collection qui font quelques rallyes dans l’année, mais ne sortent pas souvent, car elles sont fragiles. Alors, c’est un moment très attendu par leurs propriétaires qui aiment régater entre gentlemen avec des équipages composés de marins fidèles à l’événement. Les équipiers constituent un milieu confidentiel de passionnés, un brin mercenaires, aux allures de saltimbanques. Ils sont là aussi pour faire la fête à Saint-Trop’! Les seigneurs des Modernes que l’on a baptisé les Wally, taillés à la fois pour la vitesse sur l’eau et le confort à bord, sont manœuvrés par des équipages de 25 personnes et plus. Avec leurs lignes futuristes et leurs équipements high-tech, ils font le show dans le port. Tous les ans, les cadors de la voile répondent présents au rendez-vous varois. Cette année, du côté des marins, c’est du lourd avec entre autres Michel Desjoyeaux, Loïck et Bruno Peyron, Marc et Yves Pajot, Sidney Gavignet … qui sont là pour se retrouver, partager, évoquer leurs souvenirs et les courses à venir. C’est plus un défi amical dans l’esprit de l’America’s Cup que la guerre sur l’eau, car les bateaux ont des performances très disparates qui amènent à relativiser le palmarès final. José Bové est arrivé sur L’Alcyon, réplique d’un houari de 1871, avec Eugène Riguidel et Yvon Fauconnier, deux figures mythiques du monde de la voile. Yann Quefféllec, l’auteur du très iodé Dictionnaire amoureux de la mer ne voulait manquer pour rien au monde les Vingt ans des Voiles de Saint-Tropez.

1 Voiles de Saint-Tropez : Assister à la bénédiction du curé

7 bonnes raisons d’aimer les Voiles de Saint-Tropez

Le père Jean-Paul Gouarin descendu du Sube

Corine Moriou

Une tradition : avant le départ des régates, le lundi à 9 heures précises, le père Jean-Paul Gouarin – au demeurant très beau, jugez-en d’après la photo – bénit les voiliers depuis la terrasse de l’hôtel LeSube, le bar QG des Voiles, avec vue plongeante sur le vieux port. On lui a gentiment soufflé qu’une prière à l’intention du Dieu météo ne serait pas de trop. En effet, lors de la première journée, un sacré mistral a soufflé très fort et les régates ont été annulées. Les organisateurs jouent toujours à fond la sécurité. Pas moins de 125 bénévoles participent aux défis logistiques et de sécurité de l’événement. Les bateaux – vieux ou jeunes- valent des fortunes, sont fragiles … et les équipages aussi. Souvenons-nous. Patrice de Colmont, le fondateur du Club 55 (la seule plage chic et zen où il n’y a pas de musique) a créé La Nioulargue en 1981, une régate originale qui a démarré entre les voiliers Ikra et Pride. Sublime spectacle ! Le défi est relevé l’année suivante avec de nouveaux participants, des voiliers de tous âges, de toutes jauges, des vieux gréements, des récents. Mais, en 1995, un accident mortel a sonné la fin de La Nioulargue. Après une longue procédure judiciaire, l’évènement a été relancé en 1999 par la Société Nautique de Saint-Tropez (SNST) sous le nom Les Voiles de Saint-Tropez.

2 Voiles de Saint-Tropez : Arpenter les quais, regarder, s’émerveiller

7 bonnes raisons d’aimer les Voiles de Saint-Tropez

Préparatifs sur le pont des bateaux

Corine moriou

Avez-vous déjà vu le port de Saint-Tropez vide ? On adore ! C’est le seul moment de l’année où les yachts de milliardaires – croqués avec talent par le dessinateur Sempé – sont priés d’aller jeter l’ancre ailleurs. « On se croirait en Bretagne, l’esprit sportif et de compétition crée une ambiance extraordinaire », se réjouit un natif du célèbre village de 4 300 âmes. Place aux plus beaux bateaux du monde ! Ils arrivent tranquillement les uns après les autres. Des Régates Royales de Cannes ou d’ailleurs. Le spectacle est sur le port, le public est aux anges. Au hasard de la balade sur les quais, la collection de cartes postales peut commencer. On en a plein les mirettes. Le Mariska, un bijou âgé de 111 ans d’âge, suscite l’enthousiasme des badauds. Puritan, voilier de 37 mètres, arbore fièrement pavillon britannique. Magic Carpet, le grand monocoque à l’élégante livrée bleu marine, est repéré comme le Wally de Lindsay Owen-Jones, l’ex PDG de l’Oréal. Avec Galateiaet Tango, ils s’affrontent dans un ballet naval entre Wallycento. Les membres du Wally 77 Lyra, qui a gagné Les Voiles l’an dernier, prennent la pose pour la photo. Les marins, ces héros de la mer, quittent le pont de leur bateau, discutent avec le premier quidam venu, proposent parfois une brève visite à bord.

Le soir, à la remise des prix de la Coupe d’automne du Yacht Club de France (Cannes-Saint-Tropez), on s’étonne de ne rencontrer pratiquement que des membres d’équipages et propriétaires de bateaux, pas très bien fringués, les traits un peu tirés, mais heureux d’être venus recevoir une gratification. A Saint-Trop’, ce sont plusieurs mondes qui se côtoient et ne se rencontrent pas toujours, car les objectifs sont différents. Il y a les sportifs, les personnalités, les badauds, les fêtards, les milliardaires, les Tropéziens… Piou Piou, une barque de pêcheur, amarrée sur le quai entre deux yachts, nous fait de l’œil et nous rappelle le passé de Saint-Tropez, village de pêcheurs avant d’être investi par les artistes de la nouvelle vague et la Jet set dans les années 50.

3 Voiles de Saint-Tropez : Etre sur l’eau … ou ne pas être

7 bonnes raisons d’aimer les Voiles de Saint-Tropez

Equipiers experts sur la mer

Gilles Martin-Raget

Cette fois-ci, c’est parti ! Le vent est devenu plus clément et les régates peuvent démarrer. Les Classiques, les Modernes et toutes les séries qui composent le plateau de 300 voiliers forment une sage procession vers l’horizon bleu pour aller vers les lignes de départ. Les équipages ont sorti la voilure pour faire briller au large l’éclat coloré des voiles. Tels des chevaux ardents, ces vaisseaux sont impatients de galoper sur la mer, dévorer les miles pour mieux se confronter les uns aux autres. 

A Roland Garros ou au Grand Prix de Monaco, on est assis et captif. Là, c’est différent, il faut trouver le moyen de monter sur un bateau pour se sentir intégré à l’évènement. Les beautiful people ou VIP bénéficient d’invit’, tandis que Monsieur et Madame tout le monde payent leur place. Si l’on est journaliste, on peut rejoindre l’équipage d’un bateau pour toute la journée. Mieux vaut avoir le pied marin et se faire tout petit. Nous préférons notre liberté et embarquer sur le Nérée, un tout jeune hors-bord d’exception piloté par un skipper spécialiste des grands départs de courses comme la Route du Rhum, l’America’s Cup, le Vendée Globe, la Solitaire du Figaro. A califourchon sur notre siège, nous nous cramponnons, car le bateau fend les vagues pour nous offrir le meilleur du spectacle. Jeu de bateaux, de voiles et de marins à la manœuvre. Dans chaque catégorie, il y a des victoires à aller chercher, des places d’honneur à disputer. On croise Ester, un 15 mètres à la coque acajou, restauré après avoir passé 76 ans sous l’eau ! Skippé par Laurence Rames, une des rares femmes du milieu, ses performances rares créent l’admiration des navigateurs. Se mesurent bord à bord le ketch Marconi Sumurun, un plan Fife de 1914, et Mariska. En arrière-plan, on reconnait la goélette Elena of London qui décroche le titre de sa catégorie en remportant toutes les manches devant Naema, Oriando et Puritan. Au large de Saint-Raphaël et de Pampelonne, les Modernes se livrent bataille. Sur la mer parée de mille couleurs, ce ballet nautique nous ensorcelle. Il rappelle des tableaux des Impressionnistes du XIX ème siècle. Monet, Pissaro, Renoir auraient merveilleusement immortalisé ces moments intenses, irréels, magiques.

4 Voiles de Saint-Tropez : Participer au concours de boules

7 bonnes raisons d’aimer les Voiles de Saint-Tropez

Des équipages motivés

Corine Moriou

Jouer aux boules sur la place des Lices, à l’ombre des platanes, c’est un bon plan pour se faire de nouveaux amis à Saint-Trop’. Alors, autant dire que le concours organisé à l’occasion des Voiles, le mercredi soir, c’est un must ! Les équipages et autres amateurs forment des équipes. Quelque peu dépassés, cette année, les organisateurs ont dû arrêter les inscriptions, le prêt de boules et la remise de tee-shirts à la centaine de triplettes. Les moins doués, sitôt la partie terminée, se sont consolés en entamant un pas de danse sur la musique de l’orchestre situé devant Le Café des Arts, une institution du célèbre village. Les bons danseurs, toujours au rendez-vous, ont invité les jolies femmes. On se serait cru au Balajo, version plein air dans le sud de la France. 

A plus de minuit et au terme de joyeuses joutes, l’équipe Besserat de Bellefon a remporté la compétition contre l’équipage X43 Pondoro. Ce fut une belle surprise pour des joueurs partis de Reims le matin même à 8 heures. Et un bon coup de pub, pour cette maison familiale qui offrait son champagne dans le club VIP du 1er étage du Village (une nouveauté de l’année). Il ne la connaissait pas, il a osé ! Godefroy Baijot, le propriétaire et DG de Besserat de Bellefon, a fait des envieux, car Brigitte Bardot a accepté que son nom, ses initiales et certaines photos soient associés à l’image de ce champagne (mêmes initiales). « BB a timeless signature » rehausse le slogan de la maison « Liberté, élégance, simplicité » et un petit traité de Frenchytude. Un magnum à l’effigie de BB, tout habillé d’or, est vendu 600 euros ; les commandes affluent du monde entier. Dans quelques établissements de Saint-Trop’ (Hôtel de La Ponche, Marcellino, Le Sube), on trouve plus modestement la bouteille Brigitte Bardot de 75cl. Celle qui a été la plus belle femme du monde continue à faire rêver, même si on ne l’aperçoit jamais au détour d’une rue.

5 Voiles de Saint-Tropez : Se glisser dans des fêtes

7 bonnes raisons d’aimer les Voiles de Saint-Tropez

Le défilé des équipages

CORINE moriou

Tous les soirs, il y a des fêtes. Les fêtes dans les villas alentours, les fiestas dans les restaurants, les cocktails sur les bateaux, dans les galeries d’art. Dans le village, c’est une ambiance de folie, bon enfant avec un mixage des publics. Ce serait dommage de ne pas s’y glisser. Situé à proximité de la capitainerie entre le vieux et le nouveau port, le Village des Voiles relooké en bois et beau comme un navire, est inauguré le dimanche par Jean-Pierre Tuvéri, le maire de Saint-Tropez et Tony Oller, le président de la Société Nautique de Saint-Tropez (SNST). Le coup d’envoi de six jours de régates exceptionnels est donné. Sur fond de fifres et tambours, équipages, exposants, journalistes, touristes boivent de la bière, se régalent d’un bout de tarte Tropézienne… s’il en reste. Le mardi soir, Soirée anniversaire au Village : on souffle les 20 bougies de la manifestation avec la participation du DJ Jack E des caves du Roy. Le jeudi soir, tout est permis. C’est le défilé burlesque des équipages déguisés dans les costumes les plus étonnants. Le public applaudit, ravi de ce défi sur terre. C’est aussi La sardinade, la soirée offerte par la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) sur le bout de la jetée. On a eu une pensée reconnaissante pour tous ces bénévoles qui sauvent des vies en mer. Prière d’arriver tôt pour ne pas faire la queue. Avec l’achat d’un gobelet à 2 euros (ben, on ne savait pas qu’il fallait apporter son verre), on peut boire une rasade de vin. Assis par terre, les plus jeunes piqueniquent joyeusement. Dès 20 heures, on danse sur la musique de l’orchestre AMX. Dans un autre genre, il ne faut pas manquer la soirée des équipages sur la plage de La Ponche. Tartiflette à volonté, déguisements, concert et feu d’artifice, le cocktail est fameux. C’est la fin de la semaine, relâche pour les marins. Ambiance, ambiance. Mais il y a des festivités uniquement sur invitation. Par exemple, la remise des prix à La Citadelle le dimanche matin, suivie d’un brunch sur l’herbe bon enfant. Pas moins de 900 participants ! Pour la Club Cup 55, une peinture représentant les deux concurrents en mer du coloriste Georges Cabot est remise à l’équipage du 12 m JI Ikra. L’armateur du Swan 53 Slote n’est pas là, car il s’est cassé le fémur ! On n’a pas retenu le nom de tous les vainqueurs, mais on est heureux pour eux. On vous laisse découvrir le palmarès.

6 Voiles de Saint-Tropez : Rencontrer des figures de la voile

7 bonnes raisons d’aimer les Voiles de Saint-Tropez

Loïck Peyron sur le Mariska

corine moriou

Le regard vif, le sourire pétillant, Loïck Peyron nous accueille sur le pont du Mariska, un superbe voilier de 1908 qui participe aux batailles navales des Voiles. Multi vainqueur de courses prestigieuses, Lolo dit « Le Petit lutin », 59 ans, a remporté La Route du Rhum en 2014… au moment où il ne s’y attendait pas. En 2018, il a récidivé, mais en naviguant à l’ancienne avec cartes papier et sextant entre les mains pour tracer sa route et porter les couleurs d’Action Enfance à bord du trimaran jaune Happy. C’est dire s’il aime les vieux gréements… 

« Les Voiles de Saint-Tropez, ce sont de jolis diamants présentés dans l’un des plus beaux écrins », décrit-il joliment. C’est vraiment formidable d’avoir sous nos yeux plus de 100 ans d’architecture navale, de design et d’évolution technologique, assure l’ambassadeur de BMW. Le public n’est pas forcément un public d’initiés, c’est la magie de ce grand rassemblement. La passion du yachting, le désir de gagner sur l’eau, la fraternité entre marins sont bien là. » Mais cette manifestation n’est-elle pas le rassemblement d’Happy few ? « J’ai plus de respect pour les propriétaires de bateaux qui nourrissent directement ou indirectement des milliers de familles que des collectionneurs de Modigliani. Il ne faut pas sous-estimer les retombées sociales du monde de la voile plutôt que d’y voir un loisir de privilégiés », répond avec conviction le navigateur solitaire basé le restant de l’année sur la côte sauvage du Pouliguen avec sa famille. D’ailleurs, sa femme l’attend sur le quai. Elle, elle a hâte de rejoindre la Bretagne !

7 Voiles de Saint-Tropez : Profiter des derniers bains de mer

7 bonnes raisons d’aimer les Voiles de Saint-Tropez

Sur une plage du Cap Taillat

corine moriou

Quel délice de profiter des derniers bains de mer de l’arrière-saison dans une eau à 25 degrés ! Direction le nouveau Pampelonne, 4,5 kms de plage à Ramatuelle, le « brouillon du Paradis », selon Patrice de Colmont. Nous déjeunons au Bar du Soleil, les pieds dans le sable, sur la recommandation d’une Tropézienne. Sur la plage, le bar sera démontable à la fin de l’été. Mais le propriétaire - qui possède aussila plage de Tahiti juste à côté - semble satisfait : sa concession a été renouvelée pour 12 ans. Il y a eu de grands chamboulements à l’occasion de la mise en conformité avec la loi littoral. Pots de terre contre pots de fer ? Petits établissements face aux hôtels de luxe ? Des perdants (Les Palmiers, Bagatelle Beach) sont relégués du côté des parkings tandis que des gagnants comme La Messardière (accord avec La Tropezina), La Réserve et Le Byblos ont décroché leur banc de sable. Place à une architecture écologique, au bois et aux matériaux naturels et recyclables dans un style épuré respectant le cahier des charges. Pour les propriétaires, l’investissement a été entre 500 000 et 2 millions d’euros plus une redevance de 3 à 5 % du chiffre d’affaires. Mais Pampelonne reste l’un des « beach business » les plus rentables du monde. 

Le lendemain, nous prenons la direction de Cap Taillat, loin des plages bling-bling, certes de bon goût et sympathiques, mais un peu bruyantes. Le Cap est un lieu sauvage adoubé par les amoureux de la nature, très prisé des Nordiques et des Allemands. Après une randonnée de deux heures, nous choisissons une plage abritée du vent. Deux très charmantes et robustes cabanes en bois accueillent les premiers arrivants. Ici, il n’y a pas de réservation VIP ! L’eau est délicieuse, translucide, le soleil brille. Nous piqueniquons avec trois radis et deux tomates. C’est le bonheur absolu.

8 Nos bonnes adresses

La Petite Plage sur le vieux port, cuisine méditerranéenne du chef Eric Fréchon servie dans un décor de cabane de plage chic, les pieds dans le sable. 

Les Garçons dans la rue du Cépoun San Martin (à l’arrière de Sénéquier https://senequier.com/fr/), cuisine bistro dans une ambiance joyeuse et décomplexée à prix doux. 

Le Pan Dei Palais Hôtel en plein cœur du village, un écrin orientaliste de calme et de volupté où l’on peut séjourner, dîner, prendre un verre en amoureux au bord de la piscine. 

L’Ermitage, au choix, la terrasse surplombant la baie de Saint-Tropez ou le salon Tigre, tanière intimiste aux lumières tamisées. 

Chez Camille, on y déguste une succulente bouillabaisse et des spécialités de poisson à quelques encablures des célèbres plages de Pampelonne.

Commentaires

Nous suivre

Facebook black Twitter black Linkedin black