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7 façons de maîtriser le CREDIT à la CONSOMMATION

Faire Par Michèle Auteuil 18 mars 2019

7 façons de maîtriser le CREDIT à la CONSOMMATION
pixabay
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Comme la langue d’Esope, le crédit est la pire et la meilleure des choses : bien maitrisé, il permet de financer les dépenses imprévues et vous évite de puiser dans votre épargne de précaution. Acheter à crédit oui, mais soyez gagnant en restant dans les limites du raisonnable.

Il y a quelques années, on pouvait multiplier les crédits en escomptant sur de confortables hausses de salaires et autres revenus pour rembourser facilement les échéances. Les temps ont changé. Les revenus non seulement font du surplace mais en plus la fiscalité plus lourde que jamais entame irrémédiablement le revenu disponible. Financer les biens et services nécessaires à la vie quotidienne peut devenir un casse-tête et pousser à la multiplication des emprunts bancaires.

Le crédit n’est ni un ami ni un ennemi : il est utile, il faut juste qu’il reste à sa place à condition de savoir le maîtriser. Comme en toutes choses, c’est l’excès qui comporte les grands risques pour les finances familiales.

1 Crédit à la consommation : Protéger l’épargne de précaution

La voiture nécessite des réparations coûteuses, le lave-linge est hors d’usage et doit être remplacé, les lits des enfants grincent et méritent d’être changés, le canapé ne ressemble plus à rien, la toiture fuit et le devis de travaux s’avère sévère, la note du dentiste, le ravalement de l’immeuble etc. Outre les dépenses quotidiennes pour les courses alimentaires, les vêtements, le loyer, le crédit de la maison, l’essence pour aller au travail et en revenir, il y a tout le temps des dépenses imprévues mais indispensables qui s’invitent à la table de votre budget familial. Que faire ? 

D’abord réfléchir au caractère indispensable ou non de la dépense envisagée que vous envisagez de financer à crédit. Après tout, l’abonnement au club de sport n’est peut-être pas indispensable. Le petit week end programmé au bord de la mer peut sûrement être reporté à une date ultérieure.

Une seule certitude : si la dépense est indispensable et ne peut vraiment pas être différée, mieux vaut recourir au crédit plutôt que puiser dans votre épargne de précaution. Gardez précieusement cette petite pelote, elle vous sera bien utile en cas de coup dur, licenciement, décès du conjoint, handicap etc.

2 Crédit à la consommation : Calculez votre capacité d’endettement

Acheter est un plaisir, personne ne peut le nier. Mais chacun a sa conception de l’achat plaisir. Pour l’un ce sera une belle auto, pour l’autre un confortable canapé, ou de beaux vêtements de grandes marques de prêt à porter, pour un autre un voyage dans des lieux paradisiatiques.

Il n’est pas possible de bannir tout achat d’impulsion que le crédit permet d’obtenir sans plus attendre mais il faut inscrire ce projet de dépense dans un contexte plus large et étudier vos capacités de remboursement afin que le plaisir de l’achat ne se transforme pas en enfer de privations quotidiennes.

L’un des éléments de réflexion consiste à étudier votre capacité de remboursement. Nul besoin de faire de savants et sophistiqués sur des tableaux Excel. Il suffit d’établir sur une feuille de brouillon un budget « dépenses-recettes » et voir quel est le résultat. Dans la colonne « recettes » totalisez les revenus que vous encaissez  chaque mois : salaires, retraites, prestations sociales, revenus du patrimoine etc. Dans la colonne dépenses, totalisez toutes les charges fixes : loyers, impôts, facture EDF, téléphone, cantine scolaire des enfants, les assurances, les dépenses alimentaires, les dépenses de transport...

Si le total de vos charges mensuelles est supérieur à celui des revenus encaissés chaque mois, quand cela est possible, il est judicieux de différer la souscription d’un nouveau crédit, sauf bien, sûr si la dépense à financer est urgente.

3 Crédit à la consommation : L’impact du prélèvement à la source

Que l’on soit pour ou contre, le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu change la donne et réduit incontestablement le revenu disponible, et donc la capacité de remboursement des crédits.

Lorsque vous réalisez vos calculs de faisabilité pour vérifier si la souscription d’un nouveau crédit est réaliste,  il faut retenir la somme effectivement encaissée chaque mois après application de la retenue à la source, et non pas le net imposable.

De la même façon, si vous faites partie des contribuables (revenus fonciers, revenus des professionnels indépendants…) dont le prélèvement à la source est prélevé sur le compte bancaire, il faut prendre en compte cette nouvelle donne, et tenir compte de la ponction réalisée chaque mois sur votre compte bancaire par le fisc.

4 Crédit à la consommation : Que choisir parmi les offres des banques ?

Après avoir décidé de l’opportunité de recourir au crédit, il reste à trouver le bon crédit proposé à des conditions pas trop coûteuses. Pour le code de la consommation, il existe seulement deux familles de crédit : le crédit immobilier et le crédit à la consommation.

Constitue juridiquement parlant un crédit à la consommation tout prêt bancaire d’un montant entre 200 € et 75 000 € dont la durée de remboursement est supérieure à 3 mois. Le crédit à la consommation se décline sous différentes formes chez les banques : le prêt personnel est le crédit qui vous est consenti sans que vous ayez à indiquer l’usage que vous comptez faire de la somme. Une fois le prêt obtenu, vous pouvez l’utiliser comme bon vous semble.  Pour obtenir un prêt personnel, adressez-vous en priorité à la banque qui tient habituellement vos comptes.

Quel que soit le crédit choisi, n’oubliez de négocier les conditions du crédit : obtenir le taux d’intérêt le plus bas possible. Les frais de dossier sont systématiquement appliqués, mais les banques acceptent de les annuler pour les (bons) clients qui le demandent. Eh oui, si vous ne demandez pas, l’agent de la banque se gardera bien de vous offrir les frais de dossier.

5 Crédit à la consommation : Les cartes de crédit des grands magasins

Les grands magasins proposent au client qui veut bien, une carte de crédit associé à un crédit renouvelable, dont le taux est très élevé. 

Au fur et à mesure de vos remboursements, le crédit renouvelable se reconstitue. Pour pratique que soient les cartes de crédit des grands magasins, financer les dépenses de la vie quotidienne à crédit n’est vraiment pas une démarche de saine gestion des finances familiales. Si une telle carte peut se concevoir pour un dépannage ponctuel, elle ne doit pas être d’un usage systématique.

6 Crédit à la consommation : Rembourser le crédit par anticipation ou pas

Vous avez reçu un héritage, un don manuel d’argent, de grosses indemnités, une rentrée d’argent exceptionnelle… Est-il judicieux d’utiliser ce capital pour rembourser par anticipation vos crédits à la consommation ? A priori non. Il est préférable de placer cette somme plutôt que de l’utiliser pour solder vos crédits à la consommation. Mais si vous avez déjà une épargne de précaution suffisante et si la multiplication des crédits à rembourser est devenue compliquée, il peut être judicieux de solder par anticipation un ou deux crédits à la consommation, histoire de vous redonner un peut d’air.

N’oubliez pas non, si vous envisagez de souscrire un crédit immobilier que pour calculer votre capacité d’endettement la banque prendra en compte tous vos crédits à la consommation en cours de remboursement. Dans ce cas oui, il est judicieux de solder par anticipation vos crédits à la consommation et d’attendre au moins trois mois avant de solliciter un crédit immobilier.

En effet, pour la souscription d’un crédit immobilier, la banque vous réclame vos relevés de compte des trois mois précédents, justement pour vérifier s’il y a des crédits en cours de remboursement.

7 Crédit à la consommation : Faire jouer la concurrence

Certaines banques ont, de manière permanente, une politique de crédits très chers. Même quand les taux d’intérêt des crédits à la consommation baissent drastiquement sur le marché financier, elles maintiennent des taux élevés.

Comparez tout : taux d’intérêt, frais de dossier et assurances.

Interrogez les conseillers des banques concurrentes de la vôtre, faites des simulations sur les sites internet des banques, et si la vôtre est trop chère pour les crédits comme pour le prix des services, c’est peut être le moment d’envisager de changer de banque.

Mais attention, si avez obtenu un crédit immobilier récemment, votre contrat contient peut être  une clause de domiciliation des revenus pendant 10 ans : dans ce cas, si vos revenus ne sont plus versés sur ce compte, la banque peut recalculer les conditions de votre crédit immobilier dans un sens défavorable.

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