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7 légendes urbaines à vous pétrifier de terreur

Surprendre Par Laurent Gayard 14 mai 2018

7 légendes urbaines à vous pétrifier de terreur

La dame blanche

Youtube
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Polybius, Lavanville, Long Lines Building, Slender Man ... connaissez-vous ces légendes urbaines qui nous glacent de peur et ont inspiré des réalisateurs de film ?

Tandis que les théories du complot prétendent toujours révéler un ‘sens caché’ des événements, et servent un but politique lui-même soigneusement dissimulé par les auteurs de ces théories, les légendes urbaines s'apparentent plus à des rumeurs, manifestations d'hystérie ou  interprétations délirantes qui font naître de nouvelles formes de mythes modernes, souvent effrayants, quelquefois très poétiques.

1 La plus ancienne : l’affaire de la rue des Marmousets

7 légendes urbaines à vous pétrifier de terreur

Sweeney Todd

dreamworks

Tim Burton n’a rien inventé avec son Sweeney Todd, et s’est même largement inspiré de  l'histoire de ces deux artisans qui tenaient boutique au coin de la rue des Marmousets et de la rue des Deux-Hermites, deux voies urbaines supprimées en 1866 avec la construction de l’Hôtel-Dieu. 


Le curieux qui voudrait aujourd’hui ressentir un léger et délicieux frisson de terreur le parcourir en se rappelant les terribles faits pourra, après avoir lu cette histoire, se rendre à l’intersection des actuelles rue Chanoinesse et rue de la Colombe pour espérer humer le parfum macabre de « l’affaire des pâtés sanguinaires » qui épouvanta Paris en 1387. Le barbier recevait en effet quelquefois dans son échoppe des clients rasés de si près qu’on ne les voyait plus jamais en ressortir par la porte. Et pour cause. Après avoir été proprement égorgés, ils passaient par une trappe conduisant directement à la cave du pâtissier qui les dépeçait, les débitait et les assaisonnait pour en farcir de délicieux pâtés en croûte si connus et appréciés dans la capitale que même le roi Charles VI s’en serait délecté. 


Les étudiants du chapitre de Notre-Dame constituaient une excellente « source d’approvisionnement » pour alimenter en ingrédients humains cette gastronomie de l’horreur. Néanmoins, le chien de l’une des victimes finit par attirer l'attention en restant aboyer désespérément toute une journée devant les deux boutiques. Arrêtés, les deux assassins furent brûlés vifs dans des cages de fer en place de Grève. 


C'est tout ce que prétend la légende du moins, qui n'est étayée par rien d'autre qu'une chronique et une jolie comptine, composée par un certain Poirier Le Boîteux : "Puis, rue des Deux-Hermites / Proche des Marmousets / Fut deux âmes maudites / Par leurs affreux effets: / L'un barbier sanguinaire, /  Pâtissier téméraire, / Découverts par un chien, / Faisant manger au monde, Par cruauté féconde, / De la chair de chrétien." L’histoire ne dit pas si la légende a contribué à la réputation d’inventivité de la cuisine française qui fait parfois frémir les visiteurs étrangers.

2 La plus exemplaire : la « rumeur d’Orléans »

7 légendes urbaines à vous pétrifier de terreur

La « rumeur d’Orléans », qui a commencé à circuler en mai 1969 dans la ville d’Orléans, est à bien des égards une forme de théorie du complot, sur fond d'antisémitisme, mais sa persistance absurde en fait aujourd’hui une véritable légende urbaine. 


À la fin du mois d’avril 1969, la France tourne une page avec le départ de De Gaulle. La période d'indécision qui s'ouvrait était peut-être propice à faire naître cette folle « rumeur d’Orléans » grâce à laquelle le bruit courut que plusieurs magasins de lingerie féminine tenus par des juifs organisaient secrètement le kidnapping de leurs clientes grâce à des trappes dissimulées dans les cabines d’essayage pour les livrer à des réseaux de « traite des blanches », en utilisant même un sous-marin capable de remonter le cours de la Loire avec sa cargaison humaine. 


La rumeur enfla tellement que les services de police se crurent obligés de diligenter une enquête pour dissiper les doutes et les attroupements menaçants qui commençaient à se former autour des magasins incriminés, qui durent même fermer. Le sociologue Edgar Morin s'intéressa à ce cas surprenant de délire et d'hystérie collective et nota la parution dans la revue Noir et Blanc, le 6 mai 1969, des bonnes feuilles du livre L’esclavage sexuel, de Stephen Barley, dont la traduction française venait d'être publiée. La publication serait inopportunément intervenue au moment où un nouveau magasin de lingerie, prénommé Les Oubliettes, s’ouvrait à Orléans, avec des cabines disposées dans une arrière-boutique au décor médiéval quelque peu inquiétant. 


La rumeur a, depuis, quitté Orléans pour voyager à travers toute la France et même jusqu’en Amérique et en Corée ou des rumeurs similaires ont éclos, fondée sur les motifs les plus divers. Le terme « rumeurs d’Orléans » est passé à la postérité littéraire, et même dans le parler populaire, grâce à l’écrivain Edgar Morin, pour devenir un synonyme de légende urbaine et un véritable cas d'école de la rumeur.

3 La plus vintage : la légende de Polybius

La borne d'arcade Polybius

Ah ! les salles d’arcade et leur charme si particulier : le capharnaüm des musiques de jeu, le rugissements des explosions et les imprécations des boss de fin de niveau, elles-mêmes couvertes par les exclamations des joueurs et le cliquetis frénétiques des boutons. 


C’est dans cet environnement – ô combien chargé de nostalgie – qu'est née une autre légende urbaine assez récente : celle de Polybius, nom donné à un jeu censément apparu dans les salles d’arcade de Portland, Oregon, au cours de l’année 1981, développé par une mystérieuse firme allemande prénommée Sinneslöschen. Polybius aurait consisté en un jeu de tir et d’action dans lequel le joueur pouvait contrôler un vaisseau fonçant à travers des niveaux en fausse 3D aux graphismes particulièrement agressifs et psychédéliques. 


Dès son arrivée dans les salles d’arcade, Polybius aurait remporté un tel succès que des bagarres éclataient fréquemment dans les longues files d’attente de joueurs, attendant avidement de s’emparer des manettes. En plus d'une addiction sévère, Polybius aurait provoqué chez les joueurs des crises d’épilepsie, pertes de mémoire, insomnies et terreurs nocturnes au point que certains d’entre eux auraient même tenté de mettre fin à leurs jours après y avoir joué. 


Régulièrement, de mystérieux « hommes en noir » seraient venus prélever les données des bornes d'arcade qui auraient, tout aussi mystérieusement, toutes disparu des salles de jeu à la fin de l'année 1981. Aucune preuve de l'existence de Polybius ou des événements étranges qui lui auraient été liés n'a jamais été avancée. La première mention de l’existence de Polybius date en fait du 6 février 2000, sur le site de jeux vidéos coinop.org. Le copyright indiqué pour le jeu était faux et la société de production Sinneslöschen s’avérait être purement fictive. Cela n’a pas empêché la rumeur de continuer à circuler jusqu’à nos jours sur Internet, des captures d’écran soi-disant tirées du jeu de 1981 réapparaissant à intervalle régulier sur différents forums, accompagnées de théories toutes plus fantaisistes les unes que les autres. 


Selon la plus populaire, Polybius aurait été l’outil d’une expérimentation à grande échelle du gouvernement américain destinée à tester de nouvelles méthodes de contrôle des foules. Quelques décrypteurs de la légende urbaine ont cependant noté avec amusement que « Polybius » est aussi le nom d’un historien grec, père d'une véritable théorie de l’objectivité historique face à la versatilité des sources, et que « sinneslöschen », le nom de la mystérieuse société de production du jeu, équivaut en allemand à « perte de sens ». 


La légende de Polybius n’aurait finalement été qu’une plaisanterie assez fine et érudite créée par Kurt Koller, propriétaire de coinop.org, pour faire connaître son site. L’histoire a laissé cependant suffisamment de traces dans la culture populaire pour que Polybius fasse une courte apparition dans le troisième épisode de la saison 18 des Simpsons, sous la forme d’une borne d’arcade ne comportant qu’un seul bouton et portant la mention : « propriété du gouvernement américain ».

4 La plus Pikachu : le syndrome de Lavanville

Le syndrome de Lavanville

Pokémon

Le développement d’Internet a entraîné l'apparition de nouvelles légendes urbaines : les « creepypasta », liées à l’univers numérique ou celui des jeux vidéos. C'est le cas du « syndrome de Lavanville », une légende urbaine liée à la sortie de Pokémon, sur GameBoy, au Japon en 1996. Dans ce titre devenu culte, le personnage principal, originaire de Bourg Palette, parcourt la région de Kantô, au Japon, en quête des « Pocket monsters », les fameux Pokémon à travers dix villes différentes. 


Lavanville, l'une de ces cités, a marqué l'esprit des joueurs en raison de son ambiance particulièrement funèbre. Tranchant avec l'atmosphère colorée et légère du reste du jeu, Lavanville est à l'univers de Pokémon ce que le train fantôme est à la fête foraine. Le joueur y découvre une tour-cimetière, habitée par les fantômes des Pokémon décédés et les affrontements que le joueur doit mener avec les spectres des créatures sont rythmés par une musique, créée par le compositeur Junichi Masuda, elle-même à l'origine d'une macabre rumeur. 


Le « thème de Lavanville », dont l'étrange mélancolie a marqué les aficionados de Pokémon, aurait en effet provoqué, à la sortie du jeu, une vague de suicide au Japon, en particulier chez les joueurs les plus jeunes, provoquée, d'après la légende urbaine, par les rythmes bineuraux et fréquences suraiguës utilisés dans la première version de la musique utilisée. Si aucun cas n'a jamais été vérifié et attesté, la légende du « syndrome de Lavanville » continue à circuler sur Internet, d'autant plus persistante qu'il s'agit d'une légende urbaine liée au succès d'un jeu vidéo devenu phénomène de société à l'échelle planétaire.


En 1985, le groupe de métal Judas Priest avait été accusé d'avoir poussé au suicide deux adolescents américains qui avaient écouté en boucle la chanson Stained Glass pendant cinq heures en fumant de la marijuana. Au XXIe siècle, ce sont les musiques de Pokémon qui ont pris la place des groupes de métal sataniste sur le banc des accusés. On en conclura seulement qu'il vaut sans doute mieux éviter de jouer à Pokémon durant cinq heures en fumant de la marijuana et en écoutant en boucle Lavanville et Judas Priest.

5 La plus cinématographique : la légende de Slender Man

Slender Man

​SomethingAwful

En 2009, une créature pour le moins bizarre est apparue sur le forum http://www.somethingawful.com/, à l’issue d’un concours d'images invitant les utilisateurs du forum à proposer  un cliché intégrant un élément bizarre, dérangeant, voire franchement effrayant. Deux images, proposées par Victor Surge, alias Eric Knudsen, allait connaître un succès immédiat en faisant apparaître en arrière-plan une sorte de croquemitaine de forme humanoïde mesurant de trois à quatre mètres de haut, vêtue d’un costume trois pièces de couleur sombre et portant cravate, possédant des membres très longs et très fins extensibles à volonté, si l'on en croit les multiples « témoignages » que le cliché, bien entendu présenté comme authentique, a immédiatement suscité. 


D’après les précisions apportées par les auteurs des clichés postés sur SomethingAwful, les enfants présents sur la photographie ont tous disparu dans des conditions mystérieuses. Le plus étonnant dans ce phénomène immédiatement viral est la vitesse à laquelle il s'est répandu et la richesse des descriptions et du mythe auquel il a donné naissance. Presque dix ans après la publication du cliché sur Something Awful, le Slender Man est devenu le nouveau croquemitaine numérique, l'équivalent de l'ogre des contes de fées à l'ère d'Internet, donnant lieu à une profusion d'images et de récits à travers le monde entier. 


Il faut dire que le Slender Man a le charisme des monstres de légende et de cinéma, à l'image de l'Alien de Giger ou du chevalier sans tête. Il est censé apparaître à ses victimes à proximité ou dans les zones de sous-bois ou les forêts et provoquer chez elles des troubles caractéristiques, toux, nausées, saignements de nez, accompagnés, au fil des jours suivant la rencontre, d’altérations de plus en plus profondes de la personnalité : paranoïa, pertes de mémoire de plus en plus répétées, confusion récurrente entre le réel et l’imaginaire, agressivité, comportement antisocial marqué… jusqu’à ce que la victime disparaisse à tout jamais. 


La légende de Slender Man a eu cependant des conséquences bien réelles et pour le moins tragiques puisqu'en 2014, deux fillettes de 12 ans ont attaqué dans le Wisconsin l'un de leur camarade au couteau, sans toutefois parvenir à le tuer tandis que, la même année, une mère de famille vivant dans l'Ohio était agressée par sa fille de 13 ans qui l'attendait dans la cuisine, armée elle aussi d'un couteau et le visage couvert d'un masque blanc. Les trois jeunes meurtrières en puissance ont en commun d'avoir avoué le même mobile : le Slender Man leur serait apparu et les aurait poussé à commettre les tentatives d'assassinat...


De manière moins tragique, le mythe a aussi inspiré, de 2009 à 2014, la mini-série Marble Hornets, qui a terrifié des milliers de noctambules utilisateurs de Youtube, au fil de 87 épisodes de quelques dizaines de secondes à un quart d'heure. La série raconte l'histoire d'Alex, étudiant en cinéma travaillant avec une petite équipe d’acteurs sur un court (ou moyen, on ne sait pas trop) métrage intitulé Marble hornets. Alex change graduellement de comportement au cours du tournage, devient de plus en plus irritable, asocial, monomaniaque jusqu’à entreprendre de se filmer lui-même nuit et jour…Vous voyez où on veut en venir ? De toutes les productions basées sur le principe du « found footage » (film retrouvé), Marble Hornets est, avec le Projet Blair Witch qui a lancé le genre, la plus réussie et a largement contribué à populariser le mythe du Slender Man, qui a connu différentes tentatives d'adaptation au cinéma, dont un prochain long métrage dont la sortie est prévue en août 2018. En attendant, on recommandera de suivre la série Marble Hornets sur Youtube, de préférence le soir afin de s'offrir une bonne nuit d'insomnie.

6 La plus mystique : la légende du pilier d'échangeur enchanté

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Le pilier du dragon à Shanghai

Thatsmags.com

Dans les années 1990, alors que la politique d’ouverture économique de la Chine commençait à porter ses fruits, le développement incontrôlable de Shanghai a rendu nécessaire la construction de nouvelles autoroutes et de nouveaux périphériques qui ont été rapidement saturés au bout de quelques années. 


La ville, en l’espace de vingt ans, s’est couverte d’un réseau inextricable de routes, d’autoroutes et d’échangeurs qui surplombent ses rues sur plusieurs niveaux, comme la canopée d’une forêt tropicale. L'un des piliers de béton supportant cet enchevêtrement de voies aériennes constitue l’une des attractions d’un « Grand tour du Shanghai hanté » organisé par certaines agences de tourisme de la ville. Il détone en effet un peu au milieu des autres ponts et colonnes en béton gris, car il porte de très beaux bas-reliefs représentant une série de dragons chinois. 


Ce pilier aurait été édifié sur les conseils d’un moine bouddhiste du temple de Jing’a, après que la compagnie de construction qui supervisait les travaux de consolidation de l’échangeur avait tenté sans succès d’édifier un pilier de béton capable de supporter l’ensemble de la structure qui s’effondrait immanquablement, sans que l’on comprenne pourquoi. Le moine bouddhiste avait alors révélé l’existence d’un dragon endormi sous le sol qui, à cet endroit, empêchait que le pilier puisse être correctement édifié pour supporter de façon stable l’échangeur autoroutier. 


Sur les conseils du moine, un pilier un peu particulier, un pilier « sacré », a été édifié afin d’obtenir, selon cette légende urbaine, que le dragon se rendorme et que la construction de l’échangeur puisse se poursuivre. Le moine qui a béni le pilier passe pour être mort peu après dans des circonstances mystérieuses.

7 La plus urbaine : l'immeuble mystérieux de Manhattan

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AT&T Long Lines Building

AT&T

À New York, sur l’île de Manhattan, au 33 St Thomas Street, un imposant building de 168 mètres de haut, ne comportant aucune fenêtre, intrigue quelquefois les promeneurs qui passent au pied de la sinistre tour. L’acteur américain Tom Hanks a même publié le 2 juin 2017 sur Twitter une photo de l’immeuble accompagnée du commentaire suivant : « C’est le building le plus effrayant que j’ai jamais vu ! Qu’est-ce qui peut bien se passer à l’intérieur ? » Ce qui se passe à l’intérieur de ce magnifique exemple d’architecture brutaliste est propice à enflammer l’imagination et à alimenter les délires complotistes.


L’immeuble a été dessiné par le cabinet d’architecture John Carl Warnecke & Associates et construit en 1974. Il compte 29 étages, sans la moindre ouverture vers l’extérieur, hormis la porte d’entrée au bas de l’immeuble et d’immenses bouches d’aération aux 10e et 29e étages. Le building abrite les équipements de télécommunication de la firme AT&T, le plus grand fournisseur de services téléphoniques des États-Unis et l’un des opérateurs historique d’Internet aux États-Unis. Il s’agit en réalité d’un important nœud de communication téléphonique servant à relayer les appels longue distance sur le réseau d’AT&T, d’où son nom : AT&T Long Lines Building.

D’après le journal américain The Intercept, qui a enquêté sur le sujet, l’AT&T Long Lines Building aurait été conçu pour résister à une attaque nucléaire, avec des réserves de pétrole, de nourriture et d’eau permettant à 1 500 personnes de survivre en autarcie complète pendant deux semaines à l’intérieur. D’après The Intercept qui s’est basé sur des documents rendus publics par Edward Snowden, l’immeuble abriterait aussi un centre d’interception des télécommunications de la National Security Agency dont le nom de code serait « Titanpointe » qui aurait permis, entre autres activités, d’espionner les communications des chefs d’États français, britanniques et allemands pendant des années. 


The Intercept et Tom Hanks ne sont pas les seuls à avoir été intrigués par l’AT&T Long Lines Building. Déjà, dans la comédie d’espionnage Winter Kills de William Richert, sortie en 1979, le personnage de John Cerruti, un programmateur informatique très excentrique joué par Anthony Perkins, désigne l’AT&T comme le quartier général d’un système de surveillance global. On voit réapparaître également la silhouette menaçante du building dans l’épisode 2 de la saison 11 de X-Files et dans la saison 3 de la série Mr. Robot, où la bâtisse est censée servir de centre de stockage de données pour la diabolique mégacorporation Evil Corp.

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