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7 morceaux inédits de Prince que sa mort risque de révéler (ou pas)

Recommander Par Enguerran Cottarel 21 avril 2017

7 morceaux inédits de Prince que sa mort risque de révéler (ou pas)

Le troisième oeil : la marque du génie.

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Il y a des trésors cachés (dans un coffre fort) qu’on ne demande qu’à écouter… 

Si la mort de Prince a laissé le monde de la musique orphelin, un an après sa mort, on peut néanmoins se consoler en pensant aux centaines de morceaux inédits que l’artiste laisse derrière lui… (ou plutôt dans son fameux coffre-fort, aussi connu sous le nom de Vault, dont la légende veut qu’il était seul propriétaire de la clé). Ses ayants droits, présumés ou réels, se disputent déjà une fortune estimée à 100 millions de dollars. On peut raisonnablement s’attendre à ce qu’ils tentent de faire fonctionner la cash machine en exhumant une partie, si ce n’est la totalité, de son œuvre.

Revue forcément subjective des plus belles raretés qu’on l’on aimerait rapidement voir apparaitre dans les rayons d’iTunes et de la FNAC. (Bien sûr les plus habiles réussiront à les trouver sans difficulté sur internet, mais dans une qualité sonore loin de leur rendre toujours justice).

Et mise à jour en fin d'article avec l'annonce surprise d'un nouvel EP.....

1 Leaving for New York, déjà purple

7 morceaux inédits de Prince que sa mort risque de révéler (ou pas)

Prince à Minneapolis à l'époque de Leaving for New-York...

Prince.org

Œuvre de jeunesse, Leaving for New York est un morceau prémonitoire. Le très jeune Prince (il n’a que 19 ans quand il enregistre ce morceau chez son ami d’enfance Andrée Cymone) s’imagine gagnant la triomphante New York, ce qu’il fera la même année pour démarcher les maisons de disque, une première démo sous le bras. Titre prémonitoire également puisque 8 ans avant le raz de marée Purple Rain, Prince invente déjà le vocabulaire qui le rendra célèbre. Il emploie pour la première fois les mots Purple, Rain et Dawn qui émailleront toute sa discographie.

2 ExtraLoveable, sublime débauche

Ressortie il y a quelques mois dans une version cuivrée et ultra policée, la version originale de ce morceau est une ode à la débauche comme seul Prince savait les trousser. Pendant plus de 7 minutes, le Sade de la pop invite sa partenaire à se vautrer dans un bain de luxure sur fond d’électro sans concession, à la limite du punk. Radical à tous points de vue, ce titre est une peu la face B sombre de son premier succès discographique « 1999 » et la parfaite démonstration qu’il était l’un des rares artistes de la pop à pouvoir créer des morceaux d’une grande liberté tant du point de vue musical que stylistique.

3 Possessed, un classique méconnu

Les plus chanceux connaissent ce titre depuis plusieurs années puisqu’il figure sur le premier live de Prince and the Revolution, enregistré à Syracuse pour la tournée Purple Rain et sorti uniquement en VHS. Mais Possessed n’a jamais connu de sortie studio. On retrouve dans ce morceau tous les ingrédients du Prince des années 82-84. L’utilisation si singulière de la boite à rythme linn drum, une ligne de synthé lubrique et quelques gémissements de son altesse font de ce morceau un classique.

4 Adonis and Batscheva, variations infinies

Outtake période Parade, ce morceau ne s’est jamais retrouvé sur un album. Susannah Melvoin, compagne et collaboratrice de l’époque le jugeant trop mièvre à son gout, réussit à dissuader l’artiste de le sortir. Pourtant ce morceau d’une richesse infinie fait le bonheur de nombreux fans qui se le sont procuré sous le manteau (enfin sur internet, depuis qu’il a refait surface). Il réussit parfaitement à faire le lien entre les expérimentations psychédéliques d’Around the world in a day, le successeur du rouleau compresseur Purple Rain, et le minimaliste et Frenchy Parade, bande son du flop cinématographie Under the Cherry Moon.

5 Old friends 4 sale, face sombre

Si ce morceau a officiellement été publié par Warner Brothers sur la compilation éponyme The Vault : Old Friends 4 Sale, une version bien plus sombre et personnelle repose pour le moment dans le fameux Vault. Rarement Prince n’a été aussi touchant que sur ce titre dans lequel il évoque les faux semblants du show bizz, l’addiction de certains de ses proches à la cocaïne et en filigrane la douleur de se savoir souvent mal entouré.

6 Wonderful Ass : un fessetival !

Ce titre à la gloire d’un postérieur féminin est chanté en duo avec Wendy Melvoin et Lisa Coleman, piliers du groupe The Revolution avec lequel il composa Purple Rain. Il prend une résonance une peu différente quand on s’intéresse justement à leurs deux voix. En effet, leur ligne de chant est en tout point identique à celle de Prince et peut ainsi être interprété également du point de vue féminin. Preuve que chez Prince les femmes ont elles aussi le droit de chanter le sexe, et de clamer leur vénération pour un postérieur masculin.  

7 Voilà Wally... Walou !

7 morceaux inédits de Prince que sa mort risque de révéler (ou pas)

Quand Susannah Melvoin  le quitte il écrit et enregistre Wally....

Certainement la plus énigmatique de toutes les outtakes de Prince, Wally n’a non seulement jamais vu le jour mais aurait été détruite par son auteur. Prince la réenregistrera quelques années plus tard sans que jamais cette version nouvelle ne sorte. Récemment  Questlove, le batteur de The Roots et fervent admirateur de l’œuvre princière, a déclaré dans un tweet avoir pu écouter le morceau dans son intégralité au grand dam des fans les plus hardcore qui n’ont pas eu ce privilège. Même disparu, Prince continue de cultiver le mystère et jouer avec les nerfs de ses fans.

8 7 + une mise à jour un an après sa mort

« Deliverance » nous a pris par surprise. Ce morceau, qui annonce la sortie d’un EP éponyme, est surtout la vraie première sortie posthume princière (le morceau Moonbeam levels a été publié quelques mois après la mort de Prince sur une énième compile mais sa sortie avait été planifiée du vivant du chanteur, à l’époque rabiboché avec Warner)

A peine annoncé et déjà la polémique enfle : Deliverance n’a pas reçu l’aval des ayants droits de Prince qui cherchent à en interdire la sortie (prévue le 2 juin). L’ingénieur du son du regretté musicien, Ian Boxill, co-auteur et co-producteur des 6 morceaux qui compose le « EP », est accusé de violer un accord de confidentialité qui interdit toute publication de morceaux composés avec sa Majesté. Pour l’heure, l’ensemble des plateformes de streaming a dû retirer le single et le EP n'est pas plus disponible en pré-commande…

Cette sortie (ou absence de sortie) révèle en tout cas une situation assez préoccupante pour les fans. Un an déjà que Prince nous a quittés et toujours rien de neuf sous le soleil des inédits si ce n’est une possible réédition de Purple Rain enrichie d’inédits que Warner devrait sortir sous peu.  De quoi en faire rêver plus d’un sauf que rien n’est jamais simple dans l’univers princier. Si l’on en croit la récente tracklist qui a fuité (et qui depuis a été retirée d'Internet par Warner) le projet sera bien moins abouti que prévu…Exit les DVD de concerts, exit les meilleurs inédits remplacés par de vulgaires « radio edits » que même les fans les plus néophytes possèdent déjà.

On peut donc se consoler avec cet EP (enfin si l'on arrive à mettre la main dessus) même si son extrême brièveté nous laisse un peu sur notre faim (6 morceaux dont la moitié dépasse à peine 2 minutes, c’est peu) Cette « Deliverance » reste un excellent moyen de patienter jusqu’à une éventuelle sortie officielle digne de l’héritage Princier.

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