7x Anticiper 7x Décoder 7x Savoir 7x Faire 7x Découvrir 7x S'évader 7x S'étonner

3 Léo m’a parlé du Temps, je l’ai pris en pleine poire

"Ne chantez pas la mort, c’est un sujet morbide, le mot seul jette un froid aussitôt qu’il est dit". La musique était signée Ferré, mais ces mots étaient ceux de Jean-Roger Caussimon, son complice, qui lui cisela longtemps des textes magnifiques (Mon camarade, Comme à Ostende, Le temps du Tango). … Caussimon ? Qui donc s’en souvient aujourd’hui, si l’on a déjà oublié Ferré ?

Tout dans l’évocation du Temps nous amène à la Mort. Ce n’est pas une découverte. Brassens préférait en rire, il lui semait des fleurs dans les narines. Brel ressassait la souffrance de vivre avec l’idée, mourir cela n’est rien, mais vieillir… Léo mettait en scène le couple maudit, les deux rôdaient dans la coulisse et dans les couplets, partout. Avec le Temps, va tout s’en va, cette chanson écrite en deux heures, pour beaucoup la plus grande des chansons françaises, et que lui, l’auteur n’aimait pas tant que cela, lire pour comprendre cette évocation... Pour tout bagage on a 20 ans, on a l’expérience des parents… Le Temps, le pire ennemi de l’homme.

Et du couple, aussi. "Et maintenant tu vas partir, tous les deux nous allons vieillir, chacun pour soi, comme c’est triste. Il te reste encore de beaux jours, profites-en pauvre amour, les belles années passent vite… (In La vie d’Artiste)

Pour le reste, oui, le Temps fait son travail de sape, démoniaque et consciencieux. Œuvre de banalisation, les premiers disques sont tombés, c’est bien le mot « dans le domaine public ».  Ceux des années Barclay bientôt suivront, vendus pour trois sous, dans des packages de fortune ; avec des photos le plus souvent laides à pleurer.

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