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7 principes pour prendre de bonnes décisions

Inspirer Par Hervé Resse 08 octobre 2018

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Comment prendre la bonne décision, au plan individuel ou collectif ? Comment décider sereinement ? Voici un ouvrage aux contenus d’une grande richesse et qui propose une méthode, à la fois originale et inspirée d’anciennes sagesses.

Ce livre est à lire, bien entendu. Nous n’avons pas ici pour habitude de « spoiler » leurs contenus, de copier ou plagier les auteurs. Au fil des pages, nous aimons butiner dans ces ouvrages, les ingrédients d’un pollen qui peuvent vous aider à avancer. 

Christine Benoit est entrepreneure, et auteure de différents ouvrages publiés aux Editions Géréso, maison très active pour tous sujets liés au management, au monde du travail ou au développement des compétences. Dans son ouvrage récent, « Comment prendre la bonne décision individuelle ou collective », cette créatrice propose un art de la décision reposant sur une maîtrise symbolique des quatre éléments, terre, air, eau et feu… Et ainsi, invite-t-elle à s’inspirer des plus anciens philosophes, voire même des sages alchimistes, ces savants des siècles passés. 

Étonnant ? 

Sans doute faut-il préciser un peu les choses. Lorsque on dit que Nicolas Flamel et les alchimistes maîtrisaient l’art de « changer le plomb en or », comptez davantage, pour ce qui est de faire fortune en espèces sonnantes, sur vous-même… Ou peut-être avec « un peu » de chance, sur le tirage de vendredi de l’Euromillions… L’alchimie était d’abord une quête de sagesse spirituelle et philosophique ; une démarche visant aussi à faire émerger des connaissances nouvelles, pour soi-même et pour le monde… Démarche d’où naitraient autour du Siècle des Lumières et sous l’impulsion des premières méthodes scientifiques, nos sciences modernes, dont la chimie, avec Bacon et Lavoisier…

Revenons aux décisions. Pour bien maitriser sa vie, mieux vaut savoir prendre les bonnes. Faire ou ne pas faire, être ou ne pas être, sont des questions nécessairement immatérielles. Donc difficiles à soupeser. Or nous le savons, si l’inspiration, l’intuition, le feeling, sont parfois de bon conseil, il arrive aussi qu’ils nous exposent – et parfois cruellement- aux pièges, déconvenues, galères, catastrophes de toute nature. 

Et c’est là que la symbolique des quatre éléments peut nous aider… Chacun des quatre peut résumer une dimension d’une réflexion aboutie, qu’il conviendra de bien prendre en compte. Chacun des quatre peut aussi évoquer une partie de nous-même, et de nos attitudes face aux choix que nous devons prendre. Chacun d’eux illustre des qualités ou faiblesses humaines. Et c’est d’un harmonieux mélange et dosage de ces quatre éléments, une alchimie, donc, ou un cocktail si vous préférez cette image, que pourra naître une décision solide, source de « richesse », ou du moins de réussite.

1 Principe N°1 pour une bonne décision : Se vouloir rationnel

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On dit volontiers d’une personne raisonnable et pragmatique qu’elle a un bon sens « terrien ». La Terre est le socle de toute chose : là, tout arbre s’enracine. Là s’ancrent les fondations de toute construction. Une décision dont on n’aura pas vérifié la rationalité, la cohérence d’ensemble, durera ce que durent les châteaux de cartes, ou de sable juste avant la marée montante. Et si nous disons qu’il faut « se vouloir rationnel » c’est que « spontanément », on aurait parfois tendance à foncer… Quitte à « se prendre le mur ». 

Être rationnel, serait alors prendre le temps nécessaire à l’examen, au recueil des renseignements indispensables à toute entreprise. Ce pourrait être la fameuse « étude de marché » préalable à la création de son activité. La connaissance d’un environnement avant d’y acquérir un bien immobilier. 

Comme elle le fait pour chacun des quatre éléments, Christine Benoit passe en revue dans son livre les qualités que recouvre cette symbolique de la Terre, mais aussi les excès vers lesquels elle pourrait entraîner. Car ne l’oublions pas, le fil rouge de sa démarche est une maîtrise des quatre éléments, c’est-à-dire d’un savant dosage des éléments. Et une subtile conscience de leurs interactions…

2 Principe N°2 pour une bonne décision : Penser à contextualiser

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L’Air nous environne et nous est vital. Il nous environne tellement que nous ne songeons même plus à respirer. Dans un précédent article, nous évoquions cette force primordiale de la respiration.

L’air symbolise ici tout ce qui nous entoure, et s’agissant des décisions, du contexte où elles seront prises. Or, de même que nous ne pensons pas chaque seconde à respirer, nous oublions souvent ce poids pourtant déterminant du contexte. Et ne pas y songer peut conduire à l’échec. Par exemple ? Imaginez un Président de la République visant à son éventuelle réélection. Et qui laisserait sortir un livre où il tient des propos très audacieux ou surprenants, sans avoir anticipé que ledit livre serait publié juste avant la campagne… De sorte qu’au vu d’échos très critiques, (parmi d’autres embuches il est vrai), ce président potentiellement candidat se verrait contraint à renoncer. 

On ne sait pourquoi, parmi tant d’autres, cet exemple nous est venu en tête. Quoi qu’il en soit, le contexte est un élément primordial et trop souvent sous-évalué.

3 Principe N°3 pour une bonne décision : Laisser jaillir l'intuition

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L’intuition, c’est souvent l’étincelle d’une idée qui survient. Et c’est on le devine l’élément Feu qui la symbolise. Le Feu évoque la lumière, donc les connaissances auxquelles elle permet d’accéder. 

Le feu n’est pas là pour détruire mais au contraire pour encourager la vie. Il réchauffe, il suffit de songer aux rayons du soleil. Une bonne décision ne négligera jamais la créativité, l’innovation, l’audace. Se laisser dévorer par elles conduirait au désastre (l’excès de feu, c’est l’incendie dévastateur). 

Mais sans le feu, pas de création possible, depuis la nuit des temps. Le feu est aussi l’élément rénovateur. Il nous invite à interroger nos certitudes, nos schémas préconstruits, et à sortir finalement de cette fameuse « zone de confort », où l’on n’ose que ce que l’on a déjà osé…

4 Principe N°4 pour une bonne décision : Oser vivre les émotions

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Tout ce qui vit sur terre a besoin d’Eau. Notre corps est composé d’eau à plus de 6O%, et les océans couvrent 70% de la surface de notre bon vieux Globe. L’eau symbolise la bienfaisance de nos émotions, dès lors qu’on en maîtrise le flux, et le flot (sans quoi survient l’inondation !) 

On dit d’une personne qui ne laisse pas paraitre ses émotions qu’elle est aride, ou sèche. Une bonne décision doit laisser sa part au plaisir, donc à l’expression des émotions. Une heureuse décision laisse la pensée s’épanouir, vivre sa vie et s’insinuer dans les moindres recoins, comme une source trouve toujours sa voie pour avancer. « Une décision a des conséquences psychologiques ou émotionnelles chez les individus. Il est important d’en tenir compte au moment de la prise définitive de la décision », insiste Christine Benoit…

5 Principe N°5 pour une bonne décision : Savoir passer à l’action

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Résumons : une bonne décision saurait agréger les bonnes informations (les datas). L’imagination, La créativité, Le discernement, L’intuition. L’adaptabilité des émotions. Il ne resterait alors qu’à mettre en œuvre ! Or une décision non suivie d’effets, ou des faits, n’aurait aucun impact, La Palice n’aurait pas dit mieux. 

Au plan symbolique, l’action est figurée par l’espace. Elle émerge, elle s’y déploie, elle produit ses résultats. Mais à chaque étape, il nous faut continuer de penser aux conséquences des décisions que nous avons prises. Et le bon moyen de le faire est sans doute de se confronter à ces 7 ( !) questions éternelles que sont l’hexamètre de Quintilien : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Combien ? Comment ? Pourquoi ?... 

Auxquels les anglais ajoutent une huitième question : Pour quoi ? (en deux mots, signifiant alors : pour quels objectifs ?) Il faudrait presque faire un article complet sur ces 7 questions, du reste, qui sont probablement le meilleur levier pour soulever des montagnes !

6 Principe N°6 pour une bonne décision : « Connais-toi toi-même »

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Au début de son livre, notre auteure passe en revue certains des biais qui peuvent influencer, sans que nous en ayons toujours conscience, nos décisions individuelles. Ces biais dépendent naturellement de nos personnalités, de nos émotions, de nos états de forme du moment, (physique et psychologique), mais aussi de notre histoire, et des contextes dans lesquels nous évoluons. 

Comment pourrait-on alors mieux résumer cette exigence qu’en rappelant l’éternelle leçon de sagesse, le plus ancien des trois préceptes gravés à l'entrée du temple de Delphes : « Gnothi seauton » qui en grec ancien, signifie : « Connais-toi toi-même ». Il n’y a de bonnes ou mauvaises décisions que celles qui « nous » correspondent ou non. Et se prendre pour quelqu’un d’autre, ne pas avoir conscience de ses forces et faiblesses, est probablement le meilleur moyen de prendre des décisions funestes.

7 Principe N°7 pour une bonne décision : « Ensemble », sachons échanger

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Parmi d’autres illustrations pouvant résumer de bonnes ou mauvaises décisions prises collectivement, Christine Benoit cite un « paradoxe d’Abilene », qui parlera sans doute à beaucoup. 

Un père propose à sa famille d’aller en promenade jusqu’à Abilene, par une chaude après-midi d’été. Chacun des autres membres trouve à titre personnel que c’est une mauvaise idée, mais aucun n’ose le dire, de sorte que tout le monde finit par dire « oui » pour se ranger à l’opinion supposée majoritaire. Tout le monde part donc en promenade. La journée se passe horriblement, dans une voiture peu confortable, sous un soleil de plomb. Un mauvais repas pris dans une cafétaria aura fini de plomber l’ambiance. Au retour tout le monde est mécontent, une inévitable dispute survient, chacun vide son sac et avoue qu’il n’avait pour sa part aucune envie de cette « promenade ». Et pour finir, le père avoue qu’en fait il avait fait cette proposition pour « faire plaisir » à sa famille, mais n’avait pour lui aucune envie particulière de cette excursion. 

En somme, tous avaient suivi une décision qu’aucun n’avait envie de prendre… La morale de ce paradoxe est ici claire, et nette : « apprenons à COM-MU-NI-QUER » !

8 7+ : Savoir aussi bien manager

Ce livre est une mine d’idées pertinentes, parfaitement accessible, et mérite d’être vraiment lu de façon approfondie. Il comprend des exercices, des fiches techniques et quelques conseils pour bien manager « une équipe décisionnelle ». Ce qui reviendrait en somme à tirer « la quintessence » des qualités de chacun, ou comme on voudra, la synthèse des 4 éléments…

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