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7 séries à découvrir pendant l'Euro 2016

Recommander Par Elise Thiebaut 11 juin 2016

7 séries à découvrir pendant l'Euro 2016

Marre d'être enfermé.e dans la fanzone ? Essayez un peu une prison de femmes !

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7x7 et Hervé Resse, son grand manitou es-football vous a tout dit sur le mois qui s'annonce. Vous n'en avez toujours rien à carrer ? On a l'antidote : 7 séries à binge watcher pendant les matchs, les mi-temps, les troisièmes mi-temps et les tunnels publicitaires inondés de soda.

Vous suivez Game of Thrones la langue pendante, chaque lundi soir, en espérant survivre jusqu'à l'épisode suivant. Vous avez été au moins aussi défoncé.e avec Breaking Bad ou The Wire, qui avaient encapsulé le produit dans le produit, pour un double effet Kill Cool. Homeland vous a rendu aussi dingue que son héroïne maniaco-dépressive, et si vous avez le malheur de faire de la politique, vous vous êtes identifiés à la série A la Maison Blanche ou à The House of Cards au point de vouloir faire des primaires ou des complots comme d'autres des cakes au citron ou des promenades en forêt.

Alors que l'Euro 2016 vous porte sur les nerfs avant même d'avoir commencé, nous vous proposons un voyage au pays des séries qui déchirent. Il va même y avoir du sport... Et éventuellement des petites culottes, des espions, des poneys et un peu de David Bowie. Un programme anti-foot totalement de la balle. Coup d'envoi pour notre surface de réparation en 7 minutes.

1 Life on Mars : si vous aimez David Bowie

Vous voulez partir loin, mais alors vraiment loin du foot ? Prenez Life on Mars, une minisérie britannique qui décoiffe créée par Matthew Graham, Tony Jordan et Ashley Pharoah. Le pitch ? Sam Tyler, un jeune commissaire britannique, part sur une enquête en 2006, et se retrouve coincé en 1973. En seize épisodes de 52 minutes, le kif est total et vertigineux. 

« Am I mad ? Or in the Coma ? Or back in time ? » Le refrain du héros (John Simm) vous entraîne avec Bowie, dont les tubes parsèment les épisodes, dans des mondes parallèles dont les fils se touchent tellement souvent qu'on prend du jus rien qu'à les regarder. On croirait à tort que 1973, c'était hier. Mais quand le héros veut savoir où est passé son PC et qu'on lui demande s'il est communiste, on voit bien qu'en quarante ans, de l'eau est passée sous les ponts des espions... Un remake très fidèle a été tourné par les Ricains, avec le génial Harvey Keitel. Mais rien ne vaut la VO de la BBC.

2 The Americans : si vous aimez les communistes

Ecrite par un ancien agent de la CIA, Joe Weisberg, cette série stupéfiante, qui connaît déjà 4 saisons, s'inspire d'une histoire vraie : celle d'un couple d'agents du KGB formés pour vivre incognito aux Etats-Unis dans les années 1980. En apparence, ils élèvent leurs enfants comme n'importe quelle famille américaine moyenne, en tenant une agence de voyage. Mais en réalité, ils mènent plusieurs vies parallèles et assassinent à l'occasion des agents du FBI, de la CIA, ou de pays ennemis comme l'Afrique du Sud. 

L'histoire vraie ? Le programme des illégaux a été révélé en 2010 aux Etats-Unis et dix agents dormants ont été réveillés en sursaut, avant de retourner en Russie ou d'être volatilisés. Le truc qui rend accro ? Le générique parsemé de faucilles, de marteaux et d'un revival soviétique d'Amicalement vôtre agrémenté de vodka. Les acteurs sont époustouflants. Mention spéciale à Keri Russel, terriblement sexy dans le rôle de l'espionne russe Elizabeth Jennings habillée jusqu'au bout des seins en « femme des années 80 »...

3 Orange is the New Black : si vous aimez les femmes

Encore inspirée d'une histoire vraie, Orange is the New Black va vous donner envie d'aller en taule. Le pitch ? Piper Chapman (Taylor Shilling) une charmante Wasp rangée des voitures se retrouve en cabane pour avoir dans son jeune temps donné un coup de main à une belle dealeuse dont elle était amoureuse, Alex Vause (la renversante Laura Prepon). 

Féministe, la série est aussi une plongée dans l'Amérique des bas-fonds qui se conjugue au féminin, avec une galerie de portraits extraordinaire. Mention spéciale à Crazy Eyes, interprétée par la fabuleuse Uzo Aduba, et à la merveilleuse butch Big Boo (Lea DeLaria). Sans oublier Sophia, magnifiquement interprétée par Laverne Cox, la première personne ouvertement transgenre à avoir été nommée aux Emmy Awards. La quatrième saison sort ce vendredi 17 juin sur Netflix. Elle devrait être encore plus démente que les trois premières, ce qui n'est pas peu dire.

4 Parks and Recreation : si vous aimez le service public

Vous pensiez que le service public n'existait par aux Etats-Unis ? Grave erreur. Cette série créée par Greg Daniels et Michael Schur s'étire sur 125 épisodes de 22 minutes. Complètement addictive, elle vous plongera dans la vie trépidante de Leslie Knope (Amy Poehler), directrice du département « Parcs et loisirs » de la municipalité imaginaire de Pawnee. C'est drôle, déjanté, et peut-être pas si loin de la réalité qu'on pourrait le croire. 

Entre le soap opéra et la série proprement dite, Parks and Recreation est une série politiquement pas si correcte et (oui, je sais, ça commence à être lassant) profondément féministe. Avec, en prime, le portrait désopilant d'un vrai libertarien travaillant à son grand désespoir dans le service public : Ron Swanson, interprété par le génial Nick Offerman, qui est aussi menuisier dans la vraie vie. Si toutefois la vraie vie existe vraiment dans la vraie vie. A voir sur Canal + Séries.

5 Friday Night Lights : si vous aimez le foot (quand même)

Un peu de foot finalement, ça ne peut pas faire de mal. Mais du foot américain, dont les règles vous échapperont jusqu'au bout, ce qui ne gâte rien. Friday Night Lights est une série de 76 épisodes qui raconte la vie d'une petite ville fictive du Texas, Dillon, vivant au rythme de son équipe de foot, les Panthers. Les acteurs sont géniaux – notamment le couple du coach Eric Taylor (Kyle Chandler, excellent) et de la conseillère d'orientation Tami Taylor (Connie Britton à qui l'on doit une pub drôlissime comparant le féminisme à un shampooing).
Emouvant, souvent poignant, ce voyage au cœur de l'Amérique profonde vous fera aussi découvrir un acteur à la densité hors du commun, sorte de Johnny Depp sans les fanfreluches, j'ai nommé Tailor Kitsch dans le rôle de Tim Riggins. Rien que pour lui, ça vaut la peine de déguster les 76 épisodes...

6 Halt and Catch Fire : si vous aimez les bits

Le titre est imprononçable, mais il vaut son pesant de cahouètes : cette phrase signifie « Arrêter et prendre feu ». Elle serait selon la légende une instruction de langage machine développée chez IBM qui pouvait bloquer un système et griller certains ordis. C'est en réalité une private joke utilisée par les codeurs qui, à partir des années 80, ont transformé notre monde en créant les premiers ordinateurs personnels et portable. 

Créée par deux Christopher (Cantwell et C. Rogers) cette série de 2014 vous entraîne dans les années 1980, à l'heure où s'inventait l'informatique d'aujourd'hui. Est-ce l'histoire d'Apple contre Microsoft ? De Compaq contre IBM ? D'une femme qui aime les bits et qui aime aussi son mari ? L'histoire inspirée d'un couple, Gary et Dorothy Kildall, qui ont invent CP/M, le premier système d'exploitation pour ordinateur personnel. La reconstitution des années 80, à grands renforts de pantalons beigeasse et de grosses lunettes est un plus, comme on dit dans les petites annonces de Pôle en poil. 

Mais que vous compreniez quelque chose ou non à l'informatique, Halt and Catch Fire va vous ouvrir les yeux sur les génies qui, derrière leur écran, conçoivent ces langages mystérieux, et la guerre commerciale sans merci qui s'est engagée alors. Ce n'est pas parce qu'on connaît les gagnants qu'on n'a pas envie d'embrasser ces héros méconnus : comme les développeurs inspirés du présent site, ils sont des artistes dans leur genre. Mention spéciale au personnage punk de Cameron Howe, la codeuse nourrie de hard rock et de pizzas froides, magnifiquement interprétée par Mackenzie Davis. La troisième saison produite par AMC arrive. Enter !

7 Rectify : si vous êtes contre la peine de mort sauf pour les assassins d'enfants

A quelques semaines du congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra cette année à Oslo, Rectify, réalisée par Keith Gordon, est la série la plus émouvante du moment. Daniel Holden, condamné à mort pour le viol et le meurtre de sa petite-amie, est relâché au bout de dix-neuf ans dans le couloir de la mort après la découverte de nouvelles preuves ADN. Il rentre chez lui où tout le monde le croit coupable. 

L'est-il ? Ne l'est-il pas ? En trois saisons, qui ont été diffusées sur Arte en 2014, on ne le sait toujours pas. La quatrième est prévue pour l'automne 2016... Mettez-vous à jour pour avoir (peut-être) le fin mot de l'histoire, et découvrir le personnage de Daniel Holden, magnifiquement interprété par Aden Young.

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