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4 accords Toltèques et 7 principes de développement personnel !

Inspirer Par Hervé Resse 31 août 2018

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Atlantes représentant le dieu Quetzalcoatl sur le site de Tula au Mexique

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Peut-on tirer 7 leçons (voire plus !...) des 4 fameux « Accords Toltèques » du chaman mexicain Don Miguel Ruiz, auteur il y a plus de vingt ans de ce best-seller mondial ?

La réponse est OUI, et nous « allons faire de notre mieux » pour le démontrer…

Chacun peut dans la presse ou sur le web trouver maintes références à ce qui reste un des plus grands succès mondiaux de la littérature du développement personnel. Les « 4 accords toltèques », écrits par Don Miguel Ruiz, ont été diffusés en bien des langues à des millions d’exemplaires. Certains n’y voient rien de plus qu’un sympathique vade-mecum, plein de bon sens assurément… mais guère plus. D’autres, vous assureront au contraire que le lire a changé sinon leur vie, du moins leurs rapports aux évènements et aux autres ; et donc en dernière analyse à eux-mêmes, notamment au plan de la confiance et de la sérénité.

Soit.

Tenant pour acquis que votre ami Google sait vous offrir des milliers d’articles sur le sujet, avec ou sans infographies associées, pourquoi en écrire un de plus ? Parce que 7 c’est deux fois 4. Ou presque… Et que ces 4 principes fonctionnant comme autant de leviers pour « mieux vivre sa vie », on peut aussi en élargir le spectre, le temps de quelques réflexions …

1 Accord Toltèque N°1 : qu’entendre par « parole impeccable » ?

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Pixabay

En première lecture, l’ouvrage de Don Miguel Ruiz laisse parfois perplexe ou circonspect. Notamment lorsque évoquant son premier principe, « Ayez toujours une parole impeccable », il rappelle que ce dernier mot vient du latin peccus signifiant « péché ». Il en déduit des références déistes avec lesquelles on peut se sentir ou non en harmonie, mais qui pourraient laisser entendre qu’il faut « croire en Dieu » pour s’approprier ces 4 leçons de sagesse, venues d’un Mexique ancestral et lointain. 

En réalité il n’en est rien. Une parole impeccable peut simplement signifier « une parole qu’on saura toujours assumer » ; une parole dite en conscience, qui puisse être sereinement affirmée. Médire ne conduit à rien, et souvent se retournera in fine contre le médisant. 

De même, dans la durée, rien de bien solide ne se construit sur l’hypocrisie, le mensonge, la duplicité. La question n’est pas d’y associer une culpabilité conduisant tout droit au confessionnal : mais de considérer qu’assumer toujours sa parole vous attirera la confiance et le respect de vos interlocuteurs. 

On pourrait, suivant Miguel Ruiz, le dire alors d’une autre façon : « vous n’êtes pas obligé de dire tout ce que vous pensez. Mais pensez tout ce que vous dîtes ». Quitte à s’appuyer aussi à d’autres maximes moins angéliques, invitant également à une maîtrise accrue de sa parole. Exemples ? « Ne parle pas à ton ennemi » (In « Le Parrain »). Ou, plus franc du collier : « je ne parle pas aux cons, ça les instruit » (Michel Audiard).

2 Accord Toltèque N°2 : « Rien de personnel » ? Ni victimes, ni coupables !

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« Quoi qu’il arrive, nous dit Miguel Ruiz, n’en faites pas une affaire personnelle ». Ce principe simple à exprimer, est en réalité beaucoup plus difficile à maîtriser qu’il n’y parait. Mais avec ce deuxième accord se dévoile surtout la vraie force de la méthode : c’est dans sa mise en œuvre, réelle et concrète, qu’on en perçoit la puissance. 

Qui de nous pourrait affirmer qu’il ne s’est JAMAIS demandé POURQUOI telle personne semble ne pas l’aimer, contredit sans cesse, fait des misères, contrarie ? Cela généralement nous interpelle. On s’interroge : qu’ai-je fait, - ou pas fait-, qui puisse expliquer, justifier cette animosité, cette antipathie ? Réagir ainsi peut sembler légitime. Sauf que cela conduit à se percevoir, soit comme victime : le « mal-aimé » ; soit comme coupable, « à blâmer ». Deux approches également néfastes, pour soi. 

En réalité, il faut s’obliger à retourner le problème ! Considérer qu’il ne vient pas de nous-même, de notre attitude, mais bien de la personne qui l’exprime. Elle ne nous aime pas ? C’est son affaire, non la nôtre. En d’autres termes, il s’agit de prendre du recul, et de se protéger ainsi de l’afflux des pensées négatives. Cela passe on va le voir par une maîtrise accrue de ses émotions… 

Mais attention : cette attitude ne signifie pas qu’on ait toujours raison ! On peut aussi être maladroit, se tromper. Et par ailleurs, cela ne doit nullement conduire à l’inertie, à subir les attaques sans y répondre ! A côté de Miguel Ruiz, on pourrait alors citer Rudyard Kipling, le temps de deux vers tirés du célèbre Tu seras un homme mon fils : « … Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, pourtant lutter et te défendre ».

3 Accord Toltèque N°2 : rien de personnel ? Identifier nos propres émotions.

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Chacun d’entre nous le perçoit : parfois, nous pouvons être notre pire ennemi. Et souvent, nous le sommes quand nos émotions nous débordent. Or face à une attitude ou expression négative d’autrui à notre endroit, la recevoir comme une profonde remise en cause de nous-même, conduit à devenir objectivement son allié. Nous donnons crédit à ce qu’il veut transmettre de désagréable, (qu’il le fasse consciemment ou non ayant peu d’importance). 

Dans ces situations, la bonne attitude est de s’interroger, non sur lui, mais sur nous : que ressentons-nous face à cette charge négative qu’il nous adresse ? Tristesse, incompréhension, colère ? Déception ? Frustration ? Si nous sommes capables de percevoir réellement à quel niveau nous sommes touchés, il deviendra plus facile de mettre cette charge négative à distance : afin qu’elle cesse d’être notre problème », pour (re)devenir le « sien ».

4 Accord Toltèque N°3 : « Ne faites pas de supposition », offrez sa place à l’incertitude

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La sagesse populaire dit que « la nature a horreur du vide ». De même fonctionnons-nous souvent en emplissant de pensées, d’hypothèses, de théories (plus ou moins solides ou bancales), toutes les zones où nous sommes provisoirement dans l’ignorance de ce qui va advenir. 

Généralement, ces pensées, hypothèses, théories, seront comme par hasard porteuses d’images négatives ou défavorables. Nous nous laissons alors gagner par la peur, l’angoisse ou l’anxiété. Mais quand la crise sera passée, ou l’information attendue enfin reçue, nous constaterons a posteriori que tous ces registres de la crainte étaient en réalité, infondés, irrationnels, voire dénués de raison. Bien sûr, arrivent dans la vraie vie de vraies mauvaises nouvelles. Mais l’avez-vous remarqué, elles surviennent rarement sous la forme que nous redoutions, ou au moment où nous l’envisagions comme une menace. 

Il n’est pas si facile d’autoriser une place au vide, au doute, à l’attente, à l’incertitude. Surtout si l’on est d’un tempérament impatient. Mais constatons avec Don Miguel Ruiz que la plupart du temps, les conjectures qui savent si bien nous polluer l’esprit, ne se réalisent jamais sous la forme redoutée. Apprenons donc à y résister…

5 Accord Toltèque N°3 : Ne faites de supposition, clarifiez les zones d’ombres

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Ou pour le dire autrement, « appliquez-vous à mieux communiquer ». 

Toute personne vivant une vie de couple le sait, les conflits proviennent souvent d’une incompréhension ou méconnaissance des attentes du partenaire, et/ou d’une incapacité à exprimer les siennes. L’attention à l’autre, qui prévaut au début de toute relation, inévitablement tend à s’estomper à mesure que, pour reprendre la belle image de Claude Nougaro, « le vilain mari tue le prince charmant ». 

Se superpose alors, à l’habitude, la certitude qu’on sait tout de l’autre : et on le sait tellement qu’on évitera de le lui demander, clairement. Voilà qui laisse augurer d’un danger double, puisque de son côté, « l’Autre » naturellement, pense et suppose de même… Et cela rappellerait alors, la formule assez cruelle de Jacques Lacan : « l’amour, c’est donner ce qu’on n’a pas… à quelqu’un qui n’en veut pas ». Pour éviter ce naufrage annoncé (rappelons qu’un couple sur deux divorcera !), il faut COM-MU-NI-QUER. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille TOUT dire (Retour à l’Accord 1) !

6 Accord Toltèque N°4 : Faîtes de votre mieux ? Autorisez-vous l’imperfection !

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Ce quatrième accord pourrait paraitre un peu comminatoire. Une sorte d’injonction à faire toujours plus, toujours mieux, jusqu’à s’épuiser, pourquoi pas. 

En réalité, Miguel Ruiz dit tout autre chose : il rappelle que nous ne pouvons jamais être parfait : JA-MAIS. Et que nos aptitudes à tel moment précis, reposent sur bien des facteurs : le temps qu’il fait, celui que vont prendre nos projets ; notre humeur, nos ressentis sur le moment, « ici et maintenant » ; nos émotions … 

Faire de son mieux, c’est alors admettre comme un principe que la perfection n’est pas de ce monde. Et c’est du coup s’offrir en retour ce bienfait : se dire qu’à telle heure et en tel endroit, on ne pouvait pas faire PLUS, ou MIEUX que ce qu’on a su produire ou faire. 

S’autoriser l’imperfection, c’est s’offrir une dose d’auto-bienveillance. Qui ne se confondra dès lors ni avec la procrastination (« je le ferai demain »), ni avec la fainéantise, ou le goût du travail bâclé. Au reste, le meilleur des sauteurs à la perche sait qu’il y a des jours meilleurs que d’autres, pour franchir les plus hautes barres…

7 Accord Toltèque N°4 : Faîtes de votre mieux ? Fixer des objectifs atteignables

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… Et restons un instant de plus sur les sautoirs. S’imposer dès le départ d’une compétition une hauteur démesurée, c’est se condamner à échouer. Le sauteur accepte comme deux principes indiscutables, la progressivité dans l’effort, et la patience qui en est la compagne. De même, rares sont les écrivains ayant décroché la timbale du Goncourt dès leur premier ouvrage. Sauf à parler bien sûr du « Goncourt du Premier Roman », qui existe désormais. 

Accepter ces principes, sur le papier semble aller de soi. Mais sommes-nous certains de les mettre en œuvre pour tout ce que nous entreprenons ? Une partie de la pression que nous croyons subir, notamment au travail, ne provient-elle pas des exigences que NOUS nous imposons, pour nous convaincre ou nous rassurer que nos hiérarchies soient satisfaites ? Ne sommes-nous pas parfois, - en plus d’être notre propre pire ennemi-, notre propre tyran, jamais rassasié, toujours plus pointilleux, vétilleux, même ?

8 Et pour finir …

Au cinéma, les grands succès appellent souvent une suite. On tourne « le retour » ou « la revanche » … Parce que les 4 accords Toltèques furent et demeurent le succès qu’on a dit, l’éditeur demanda une suite. L’auteur y répondit : sortit donc « un cinquième accord Toltèque », livre deux fois plus épais que le premier, et nous semble-t-il un peu moins convaincant. Il y serait question de pratiquer le doute (le scepticisme), ce qui n’a rien de bien nouveau, on le sait depuis la Grèce antique. Et d’apprendre à écouter, ce qui effectivement ne saurait nuire ! En somme, admettons que comme le cœur, le marketing a ses raisons que la raison ignore. Mais soyons néanmoins convaincus : si mettre en œuvre et pleinement les 4 accords Toltèques est un exercice moins évident qu’il parait, l’exercice est indiscutablement source de sérénité accrue, et de confiance en soi. À consommer sans modération, donc, mais avec attention : pour ne pas se laisser prendre aux pièges d’une trop grande assurance, qui rimerait alors avec arrogance.

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