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7 métiers qui vont disparaître (le 4e vous fera sûrement plaisir)

Anticiper Par Charlotte Laurent 20 janvier 2017

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Aussi polyvalent que vous soyez, vous risquez bien de vous faire voler la vedette par un robot.

iStock
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Informatisation, automatisation, robotisation... Autant de termes pour une seule et même réalité : notre remplacement progressif par des machines. 

« La vitesse à laquelle nous découvrons de nouveaux moyens d'économiser de la force de travail dépasse celle à laquelle nous découvrons de nouveaux moyens d'employer cette force de travail », disait John Maynard Keynes. Voilà le point de départ d'une étude, baptisée « Le futur de l'emploi : quels sont les métiers qui peuvent le plus facilement être informatisés ? » et menée par deux chercheurs de l'université d'Oxford, Carl Benedict Frey et Michaël Osborne. Ils affirment que 47 % des métiers seront automatisés d'ici vingt ans et ont dressé une liste des professions les plus menacées parmi les 702 étudiées. Celles qui suivent ont au moins 90 % de chances d'être remplacées par une machine.  

1 Assistant juridique / 98 %

Vous pensiez que la vague robotique n'engloutirait que les métiers les moins qualifiés ? La preuve que non. « L'automatisation ne concerne plus seulement les tâches répétitives », affirment Carl Benedict Frey et Michaël Osborne. Grâce au Big Data, « des algorithmes sophistiqués prennent peu à peu en charge certaines activités des assistants juridiques, illustrent-ils. Les cabinets d'avocats comptent aujourd'hui sur des ordinateurs capables de scanner des milliers de documents légaux et de les assister dans la préparation des procès ». Sans compter qu'en matière de secrétariat classique, une start-up française a déjà lancé une assistante virtuelle, Julie Desk. Ce programme d'intelligence artificielle s'occupe de la prise de rendez-vous en envoyant par email les créneaux disponibles à chaque participant – selon leur agenda, une proposition de lieu… Plus vraie que nature. 

2 Comptable / 94 %

En matière de mathématiques, n'essayons même pas de concurrencer les machines. Calculer, c'est ce qu'elles font de mieux. L'étude de l'université d'Oxford a ainsi évalué les différents métiers en fonction des neuf qualifications professionnelles les moins accessibles aux robots que sont la clairvoyance sociale, la négociation, la persuasion, l'assistance aux autres, l'originalité, le sens artistique, la dextérité des doigts, la dextérité manuelle et la capacité à travailler dans un espace exigu. Voilà ce qu'il nous reste. Pour revenir aux comptables, leur remplacement est déjà d'actualité : le Financial Times révélait en 2014 que les groupes Baker Hugues et Shell s'apprêtaient à déployer un programme d'intelligence artificielle baptisé Amelia pour travailler à la place des comptables... Les cols blancs n'ont qu'à bien se tenir ! 

3 Serveur / 94 %

Voilà un métier où le facteur humain semble avoir son importance. Un sourire, ça fait toujours plaisir. Que nenni ! Le premier resto-robot a ouvert à San Francisco en août 2015. Chez Eatsa, le client affamé commande en quelques clics sur une tablette avant de récupérer son plat dans un casier transparent qu'il ouvre lui même d'une simple pression du doigt sur l'écran. S'il reste quelques cuisiniers pour préparer les menus végétariens à base de quinoa (so hype), aucun serveur à l'horizon. Et les startuppers de la Silicon Valley ne semblent pas s'en plaindre…  

4 Contrôleur des impôts / 93 %

Un métier qui ne manquera qu'à ceux qui l'exercent... Pour autant, les Lucien Cheval (l'inspecteur du fisc du Dîner de cons, ndlr.) seront probablement remplacés par des algorithmes tout aussi zélés que leurs confrères humains !

5 Technicien de laboratoire médical / 90 %

Les techniciens de chair et d'os devront se faire une raison. Depuis le printemps 2011, à l'Hôpital Saint-Louis (10ème arrondissement de Paris), c'est une plateforme de diagnostic biologique automatisée qui analyse les prélèvements. Elle traite pas moins de 1400 dossiers par jour et fournit un million de résultats par mois à tous les services. Et même la prise de sang pourrait demain être prise en charge par un robot ; c'est d'ailleurs le projet de la start-up californienne Veebot, qui promet un taux de réussite équivalent à celui d'un humain. 

Au sein du secteur de la santé dans son ensemble, Benedict Frey et Michaël Osborne constatent que le diagnostic est déjà pour partie automatisé : « Les cancérologues du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center utilisent le Watson d'IBM pour fournir des diagnostics de traitement du cancer. Le contenu de 600 000 rapports médicaux, les dossiers de 1,5 million de patient et deux millions de pages de textes tirés de journaux médicaux sont utilisés pour effectuer des analyses comparatives. Cela permet à l'ordinateur de mettre en perspective les symptômes, le patrimoine génétique, l'histoire familiale et médicamenteuse d'un patient afin d'élaborer le plan de traitement qui détient la plus haute probabilité de succès. » CQFD. 

6 Assistant en ressources humaines / 90 %

Selon le baromètre RH 2014 (Bodet Software et CXP), un tiers des entreprises interrogées sont équipées d'un système d'information de gestion des ressources humaines (SIRH), soit un logiciel de gestion automatisée de certaines tâches administratives comme la paie, les congés, les promotions... L'informatisation des ressources humaines est donc en marche, et ce n'est que le début ! Selon deux chercheurs de l'université du Minnesota, Nathan Kuncel et Deniz Ones, les candidats à l'embauche pourraient même, demain, être recrutés à l'aide d'un algorithme. Leur analyse de 17 études d'évaluations de candidats révèle qu'une simple équation surpasse d'au moins 25 % les décisions humaines… « Les recruteurs feraient mieux de laisser les machines décider », affirment-il dans la Harvard Business Review France. Google s'y était d'ailleurs essayé pour automatiser ses processus de promotion, avant d'abandonner. Mais peut-être n'est-ce reculer que pour mieux sauter…

7 Le vôtre  !

47 % des métiers sont voués à être remplacés par un tas de ferraille doté d'une intelligence artificielle d'ici 2035. Oui, votre profession en fait peut-être partie. La BBC a élaboré un simulateur à partir des données de la fameuse étude de l'université d'Oxford, couplées aux chiffres du travail en Grande-Bretagne. Les rosbifs n'étant qu'à quelques brasses de nous, outre-Manche, leur simulation pourrait bien s'appliquer à notre pays. Nous, les journalistes, ne sommes qu'à 8 % de probabilité d'automatisation malgré les expérimentations de divers médias dont Le Monde (pour qui un robot-journaliste a écrit plusieurs articles lors du premier tour des élections départementales en mars 2015). Preuve, s'il en fallait, que nous avons tous du souci à nous faire…  

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