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7 bonnes raisons de cultiver son jardin (en ville)

Faire Par Antoine Couder 04 juillet 2017

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A Paris, Anne Hidalgo table sur 100 hectares de jardins en plus... en 2020. Et en 2050  ? 

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Chez 7x7, on a la main verte. Après Tante Alice des champs, Tonton Antoine des villes nous raconte pourquoi il faut mettre la main à la terre. 

Ça pousse ! Des jardins sur les toits, sur les voies désaffectés, dans les terrains vagues… la ville prend un sérieux coup de vert depuis quelques années. C’est beau, c’est bon, c’est bio et c’est nourrissant. Et il y a au moins sept autres raisons d’aller cultiver son jardin...

1 Parce que ça casse nos classiques

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Sous les pavés, la pelouse !

Si la pelle et le râteau font reparler d’eux à l’intérieur des villes, c’est un peu de « la faute à Voltaire ». Car c’est bien son Candide revenu en 1759 de son grand tour du monde à la Bernard Henri-Levy qui a décidé de fonder une société alternative où il s’agirait de cultiver son jardin… Pas du tout pour s’enfermer dans son petit quant à soi mais, à l’inverse, comme semble vouloir le démontrer la philosophe Joëlle Zask dans « La démocratie aux champs » pour « développer une sociabilité »assainie par la base matérielle qu’est la culture de la terre, et prendre le contre-pied des formes de vie sociale issues des relations de pouvoir, de jalousie, de cupidité ou d’imbécillité » . Et 250 ans plus tard (il fallait bien ça), c’est chose faite : la nouvelle graine de la démocratie est en train de pousser sous les pavés.

2 Parce que c’est « Peas and love »

Et ce n’est pas un phénomène si nouveau … l’agriculture urbaine nourrit environ un citoyen sur quatre soit à peu près 700 millions de gens dans le monde. Pas rien quand même. Dans les pays occidentaux, le signal est venu du Nord de Manchester, de Todmorden précisément qui est devenue « le » laboratoire de cette nouvelle agriculture. Durement touchée par la crise de 2008, la ville a été tourneboulée par une association créée par des mères de famille qui ont décidé de cultiver des légumes partout dans la ville, et de les mettre à la disposition gracieuse de tous. Une petite révolution surnommée « peas and love » (petit pois et amour)  qui a notamment permis aux 15 000 habitants de consommer des légumes du cru mais, également,  si l’on en croit la police locale, de réduire significativement les actes d’incivilité et de délinquance.

3 Parce qu’un légume (ou des fleurs), ça calme…

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Flower power !

On le sait depuis 1812 au moins, date à laquelle le docteur Benjamin Rushle, l’un des signataires de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis a démontré que les patients qui travaillaient et creusaient la terre se portaient plutôt mieux que les autres. Il faudra quand même attendre le Flower Power du San Francisco des années 70  pour inventer  cette « thérapie horticole » qui permet de rétablir de la convivialité là où –souvent-  elle avait disparu et permet à des personnes malades de restaurer l’équilibre entre activité physique et mentale, et de participer ainsi au processus de leur guérison.

4 Parce que ça fait de la maille…

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Les nouveaux toits du XXe arrondissement de Paris.

Le jardinage urbain intéresse aussi les citoyens. En France,  les élections municipales de 2014 ont été l’occasion d’ouvrir les vannes financières à différents projets de jardins partagés et autres composts de quartier devenus de véritables étendards de la politique locale. A Arcueil, le maire Daniel Breuiller a mis au point un concept de « ville comestible » qui consiste à « ramener en milieu urbain arbres fruitiers et plantes comestibles, à les rendre accessibles à tous et à moindre prix ». A Paris, la municipalité a lancé un appel à projets à tous les « Parisculteurs » qui veulent développer des projets de végétalisation et d’agriculture urbaine dans les trois prochaines années. Pas très compliqué en fait, car les initiatives qui foisonnent et qui ne demandent qu’à être dynamisées.

5 Parce que ce n’est pas qu’une marchandise

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Voilà, ça, c'est de l'économie du partage !

Et c’est là que les puristes ramènent leur fraise … Pour des questions pratiques, en effet, les pouvoirs publics ont tendance à laisser les clés des projets à quelques opérateurs qui finissent par monopoliser l’idée (comme l’affichage Decaux ou les Autolib' Bolloré) Antoine Lagneau qui a notamment participé à un ouvrage sur l’agriculture urbaine s’interroge : « est-ce qu’il  existe encore des espaces non-marchand en ville ? Est-ce que l’on sait ce qui pourrait se passer si l’on laissait les gens imaginer quelque chose par eux-mêmes ? C’est précisément ce que véhicule l’agriculture urbaine et au delà du fait qu’elle réconcilie la ville et la campagne, c’est aussi une façon de revenir à une démocratie un peu plus folle et, surtout, plus participative.

6 Parce que ça change radicalement le look and feel de la ville

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Porte de Clignancourt à Paris, c'est l'arty show ! 

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On a oublié ce que pouvait être une ville qui ne serait pas que minérale (et aménagée comme un simple support de promotion des marques et des politiques publiques comme dit encore Antoine Lagneau et ses camarades du jardin du Bois Dormoy). C’est du vert et de la courbe un peu partout, sur les murs, les toits, dans les friches, sous les tunnels de la petite ceinture (où poussent déjà des champignons évidemment). Bref l’agriculture c’est partout en ville, et sur tous les supports pour changer la vie. Ne dit-on pas qu’elle a même  la vertu de gommer les différences sociales ? Bah,  on peut toujours rêver.

7 Parce que forcément c’est bon pour la planète

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Big "green" apple

Et là, c’est sûr et certain :  dans un jardin partagé, tout le monde a signé la charte « main verte » qui bannit l’utilisation des produits phytosanitaires, ce qui est encore une façon de donner l’exemple et d’avoir un petit impact sur le climat.  Si, si si, plus on  renaturalise la ville, meilleure est la régulation des écosystèmes grâce à la phyto-évaporation des plantes qui, en transpirant, permettent de faire baisser la température. Allez, encore un effort …

8 ​​7 + 4 bons contacts

L’association Quartiers en transition

Jardinons ensemble (jardins partagés d'Ile de France)

Le jardin dans tous ses états (réseau national des jardins partagés)

ApisUrbanica (apiculteurs urbains)

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