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Après le Brexit, 7 nouvelles calamités pour les Anglais

S'étonner Par Slimane-Yann Ammor-Bihan 05 mars 2017

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Un remake du Blitz et de 1666 en pire.

La Chute de Londres
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Ils ont voulu nous quitter ? Ils vont bientôt le regretter. On a imaginé ce qui pouvait arriver de pire aux English… Rassurez-les, ce n'est (encore ?) que de la fiction !

Ayé, la box de Pandore est entrouverte et les Anglais vont connaître leur plus grande annus horribilis depuis le grand incendie de Londres de 1666, le Blitz hitlérien et la mort de Lady Di réunis. Car cette semaine, on a voté en Ulster et les nationalistes cathos font pour la première jeu égal avec les protestants orangés. Et ça va tout changer. Le vote des Irlandais du nord n'est qu'un prélude...

On sait depuis le vote du Brexit que le Royaume Uni est coupé en deux entre jeunes happy fews londoniens et vieux loosers des bordures. On découvre que l'hémorragie annoncée des entreprises commence avec BMW  et que les boites britanniques ont du mal à recruter. On sait aussi que l’Ecosse réitére ses rêves d’émancipation et que depuis le vote ulsterien l’Irlande réanime ses désirs de réunification.

Que pourrait-il arriver de pire à nos voisins d’outre manche ? Eh bien des tas de choses en fait. Dans un accès de misanthropie digne d’un aristo excentrique confit de brandy, nous leur avons trouvé sept nouvelles calamités qui pourraient très bien leur tomber dessus en jet continu, car les emmerdes, c’est bien connu...

1 La Reine commence à picoler

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Bon sang ne saurait mentir et ce qui devait arriver, arriva. Exaspérée par son incapable de fiston qui la pousse sans cesse à la dem’, agacée par la dernière main au fesse de son cavaleur d’époux sur une gouvernante de Buckingam et, last but not least, déprimée par l’idiotie de ses sujets et la lâcheté de ces gouvernants, Elisabeth a commencé à augmenter ses doses de gin chaque soir pour atteindre rapidement la consommation de feu sa reine mère.

Lors du traditionnel diner familial pour célébrer son accession au trône, où elle se pochtronna trois verres de plus que d’habitude et alors que le Duc d’Edimbourg lui faisait des remontrances sur son haleine sous le regard intéressé du Grand Charles qui escomptait un rapide comas éthylique, elle convoqua subitement son chambellan pour annoncer qu’elle allait exiger le divorce et abdiquer en faveur… de son petit fils William. 

2 Charles veut se foutre en l’air

Charles, héros shakespearien. 

Le queenxit stupéfia le pays, ravit Kate et précipita Charles au bord du suicide. Même menotté au lit XXL king-size à baldaquins, ligoté comme un rosbif, cravaché et chevauché, chaque soir par Camilla, il ne trouvait plus goût à la vie. Son tragique destin shakespearien aurait pu s’achever un petit matin bruineux alors qu’il envisageait de se précipiter du haut de la Tour de Londres quand sa belle, sa muse, son égérie, bref Camilla le retint par l’oreille gauche et lui susurra une idée de génie dans la droite.

3 La vengeance du fils déchu

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Enfin un roi complètement marteau.

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« Charly, vous êtes toujours le Prince de Galles, allez à Cardiff réclamer votre royaume ! » : par ces quelques mots la pétillante, non… pétulante, non… percutante voilà, bref Camilla parvint à libérer son époux de sa déprime en lui offrant une vengeance perfide comme une Albion. 

C’est donc au Millenial Stadium, après la victoire du XV du poireau sur celui de la rose au tournoi des six nations (62-13) que Charles Le bon annonça qu’il revendiquait l’indépendance du Royaume de Galles et qu’il faisait don de sa personne au valeureux peuple Gallois. Même s’ils avaient voté pour le Brexit, les celtes de l’ouest  avaient vite compris que l’Angleterre était un mauvais cheval qu’il fallait troquer contre un nouveau royaume… Ils décidèrent donc d’organiser un référendum d’autodétermination le même jour que les Ecossais.

4 La gaffe de Boris Johnson

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Boris et James, étudiants studieux : une reconstitution historique de Channel 4.

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Les Irlandais auraient pu en rester là. Les unionistes protestants avaient en effet convaincu Londres de refuser l’organisation du référendum réclamé par les nationalistes du Sinn Fein. Las, Boris Johnson en profita pour faire une énième gaffe au Foreign Office lors d’un toast porté chez les anciens du Bullingdon club où il se moquait du QI défaillant des Irish. La beuverie fut discrétement filmée par James Cameron, lui aussi un ancien du Bullingdon et le premier ministre déchu par le blondinet brexiteur posta les propos d’ivrogne de son meilleur ennemi sur YouTube. Le résultat fut systémique : la vidéo ulcéra l’Ulster et provoqua l’Ire de l’Eire..

5 Divorce à l’Irlandaise

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Le Christ est Irlandais (et le Sinn Fein l'a déjà récupéré : commémo pour Bobby Sands et ls grévistes de la faim de 1981).

Twitter

La vengeance, comme le rosbif, est un plat qui se mange froid. La perfidie de James Cameron provoqua la chute de Boris Johnson… et un troisième référendum. Les unionistes se mirent d’accord avec les nationalistes pour quitter le Royaume Uni. Restait à savoir si l’Ulster rejoignait la verte république d’Irlande (réponse a) ou devenait un micro-Etat indépendant avec un drapeau orange (réponse b)… 

6 La bannière étiolée

Les Sex Pistols avaient bien prévu qu'il n'y aurait pas de futur. 

Sans surprise, les Ecossais se prononcèrent à 55 % pour l’indépendance et les Gallois à 52 %. En Irlande, le résultat fut plus serré et le Sinn Fein l’emporta d’un cheveu (roux) ; mais les deux parties tombèrent d’accord pour que la fusion avec l’Eire se fasse très graduellement et sous la forme d’un Etat confédéral. Effarés, les Londoniens exigèrent à leur tour un référendum pour devenir un Etat cité. Jersey voulut revoir sa Normandie. Et même les Malouines demandèrent leur rattachement à Saint Malo. Le Sun titra "No future" et Johnny Rotten sortit enfin de son silence pour déclarer : "Je vous l'avais bien dit". Et Penelope Fillon éreintée par des mois de bashing retourna au pays et redevint galloise...

7 Les Anglais vont débarquer

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Et ils seront motorisés ! 

Ambafrance UK

Le 30 mai 2020 alors que Murray remportait son troisième Wimbledon sous les couleurs de l’Ecosse, le Royaume Uni quittait officiellement l’Union européenne après des années d’intenses négociations. William V, dit Le Petit, parapha l’acte de divorce. 

Aussitôt, des centaines de milliers d’Anglais, à commencer par les Londoniens déboutés de leur tentative d’émancipation, prirent d’assaut les Ferries pour demander l’asile politique  en Europe. Si certains trouvèrent un sweet home chez leurs grands parents installés en Dordogne ou à Marbella, la plupart ne parlaient pas un mot de leur nouveau pays d’accueil et de nombreuses difficultés d’intégration commencèrent à se poser. Le site AdopteUnEnglish permit à quelques jeunes au pair de trouver des familles d’accueil. Hélas, ces migrants furent rapidement renvoyés dès que l’anglais fut exclu des langues officielles de l’Europe.

On signala alors quelques ratonnades de réfugiés mancuniens en Pologne et il fallu rouvrir des camps à Calais pour loger les sujets affamés de sa gracieuse majesté... Et puisqu'on se faisait envahir, on a décidé de leur rendre la pareille. L’heure du dépeçage pouvait commencer. Les Normands revendiquèrent au nom de Guillaume le Conquérant le royaume mais les Néo Aquitains, avec Alain Juppé comme prétendant, estimèrent qu’ils avaient, en tant qu’héritiers d’Aliénor, des droits plus pertinents. Une nouvelle guerre de cent ans pouvait commencer. Mais cette fois-ci, c’était aux Anglois de nous bouter…

8 7 + un mea culpa

Ladies & gentlemen, après ce tombereau de quolibets et de gratuites méchancetés à l’encontre de nos brothers les Anglais, il faut bien l’avouer : tout ce qui est ici raconté n’est que dépit, amour déçu, tristesse infinie…

Je suis anglophile de naissance, depuis que Sir Paul s’est immiscé subrepticement en intraveineuse dans mes berceuses. J’aime le pudding, je kiffe la relève de la garde, je suis scotché par Utopia, les Peaky blinders, Chapeau melon et bottes de cuir, le Prisonnier... les Tudor m’empêchent de dormir. Molière m’emmerde, Shakespeare m’enchante, Churchill est plus fun que De Gaulle, la Tamise m’amuse et mon idylle avec London n’a d’égal que mon désamour de ce Paris dépareillé.  So what ?

So…  J’aimerais que Mamy Babette abdique en faveur de Charly, c’est pas possible de s’accrocher comme ça mémère. Le fiston a droit à un tour de piste. Je voudrais qu’on remplace le tunnel sous la Manche par une passerelle offshore, j’ai un gros besoin d’entente cordiale… So, Churchill comme back !  Et il en dit quoi Sadiq Khan ? Il ne serait pas dispo par hasard ?

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