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7 people britanniques qui ne jurent que par le Brexit

Décoder Par Charlotte Laurent 24 mai 2016

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Mick Jagger, l'égérie du "out".

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'Remain' or 'Leave' ? Réponse définitive le 23 juin. En attendant, les pro et les anti Brexit ne se privent pas de donner leur avis sur la question.

Treize points. C'est l'avance des partisans du maintien du Royaume-Uni dans l'UE sur leurs adversaires pro-Brexit, selon un sondage publié ce mardi 24 mai dans The Telegraph. 55 % des personnes interrogées se disent "in", contre 42 % "out". Les personnes de plus de 65 ans, les hommes et les électeurs conservateurs se prononcent désormais en majorité contre une sortie, ce qui n'était pas le cas dans de précédents sondages, indique l'institut ORB. 

Mais à un mois du référendum qui se tiendra le 23 juin, rien n'est joué. Et les deux camps continuent leur bataille rhétorique. Alors que le Trésor britannique a publié le lundi 23 mai une étude catastrophique sur l'impact d'un éventuel Brexit – qui provoquerait une récession pendant un an – ses soutiens ne mâchent pas non plus leur mot. Démonstration.

1 Boris Johnson, pour l'indépendance de la Grande-Bretagne (et surtout pour le pouvoir)

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Votez "out", que je puisse être "in" le 10 Downing Street...

BT

Avant, on le surnommait le "bouffon". Mais ça, c'était avant. Aujourd'hui rebaptisé le "sauveur", l'ex-maire conservateur de Londres et chef de file du camp du "out" voit dans le Brexit un moyen de gagner sur tous les fronts. Boris Johnson et son ambition démesurée visent la tête du parti conservateur, et pourquoi pas le poste de Premier ministre. Cette volonté de devenir calife à la place du calife lui a valu cette une de The Independant en début d'année, qui titrait : "Out For Himself". 

En février, dans une longue tribune dans le Daily Telegraph, il expliquait "sa décision terriblement difficile" d'incarner le camp des pro-Brexit : "Je suis Européen. Il est vital de rappeler qu'il n'y a rien de nécessairement anti-européen ou xénophobe dans le souhait de vouloir quitter l'UE." 

N'empêche qu'il traîne dans le même camp que Nigel Farage, entre autres, chef du parti nationaliste Ukip. Et qu'il ne lésine pas sur les moyens rhétoriques pour arriver à ses fins : "Napoléon, Hitler, plusieurs personnes ont essayé de le faire, et cela s’est terminé de manière tragique. L'Union Européenne est une autre tentative avec des méthodes différentes", affirmait-il ce dimanche 15 mai dans un entretien au Sunday Telegraph

Avec cette déclaration, Boris Johnson s'est évidemment attiré les foudres de l'opposition. Pas de quoi décourager celui qui continue à clamer que le 24 juin sera le jour de "l'Indépendance de la Grande-Bretagne".

2 James Dyson en a marre de l'Allemagne et veut plus de liberté pour les aspirateurs.

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Quittons l'UE, que je puisse vendre mes aspirateurs sans sac tranquille.

Twitter

Le roi de l'aspirateur sans sac n'a pas hésité à s'exprimer pour une sortie de l'UE qu'il estime "dominée par l'Allemagne", alors que ses confrères et la City soutiennent en majorité le "in". Il n'est pas tout à fait le seul, mais en février, 198 grands patrons – représentant un tiers des 100 plus grandes entreprises britanniques comme Marks & Spencer ou Vodafone – ont signé une tribune dans The Times, appelant à voter contre le Brexit car "quitter l'UE découragerait l'investissement, menacerait l'emploi et mettrait en danger l'économie", "découragerait des individus créatifs d'Europe et au-delà de venir chercher fortune ici", et signifierait un retour au "chaos bureaucratique". 

La position tranchée de Sir James Dyson n'est sans doute pas étrangère à sa bataille judiciaire (perdue) contre la régulation européenne en matière d'aspirateurs. Mais celle-ci ne date pas d'hier. Dès novembre 2014, il clamait vouloir quitter l'Europe pour s'extraire du joug d'une Allemagne qui la "domine" et la "tyrannise". Tout en continuant à bénéficier du libre-échange européen et de la libre circulation des personnes. En gros, il veut le beurre, l'argent du beurre, et le sourire de la crémière...

3 Joan Collins : un tweet et c'est tout

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Elle a oublié "cœur avec les doigts".

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L'actrice anglaise de 83 ans, connue pour son rôle dans la célèbre série Dynastie, a fait son coming-out de Brexiteuse sur Twitter le 24 février dernier : "Brexit, Union Jack, Union Jack, Union Jack, pouce en l'air, cœur". Simple, mais efficace.

4 Mick Jagger pense que le Brexit sera "bénéfique" à long terme

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Il aurait quand même pu nous pondre une petite chanson "out", histoire que ce soit rock&roll

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Le leader charismatique des Rolling Stones s'est exprimé en avril sur les "bénéfices" que pourrait retirer la Grande-Bretagne d'une sortie de l'Europe à long terme : "Je pense qu'à court terme, ce sera néfaste pour le pays. Mais dans une vingtaine d'années, cela pourrait se révéler bénéfique." Il n'en fallait pas plus pour que Mick Jagger devienne l'un des visages du camp pro-Brexit.

5 Michael Caine, effrayé par les technocrates bruxellois

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Il n'a pas peur du méchant dans Batman, mais "des fonctionnaires sans visage" de Bruxelles, oui. Bouh !

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"Sans changements extrêmement significatifs, nous devons sortir", a déclaré l'acteur britannique de 83 ans deux fois oscarisés à la BBC en février. Oui, les conséquences d'un Brexit seraient "effrayantes" selon Sir Michael Caine. Mais pas moins que "de se voir diriger par des milliers de fonctionnaires sans visage" à Bruxelles.

6 Joe Foster ne veut pas d'une gouvernance européenne

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Il a fondé Reebok en 1958. Alors le pouvoir, ça le connaît. Et il estime dans une tribune publiée dans The Telegraph en octobre dernier que la Grande-Bretagne "doit reprendre le pouvoir laissé à Bruxelles". Et d'ajouter : "Je crains que la capacité (du pays) à faire du commerce mondialement et à accéder à de nouveaux marchés est sérieusement freinée par son appartenance à l'UE".

7 Elizabeth II : "in" or "out", that is the question

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Pour la neutralité, on repassera.

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Shocking. En mars dernier, The Sun affirmait en une que sa majesté la reine, 64 ans de règne au compteur, était eurosceptique et pro-Brexit, s'appuyant dit-il sur des "sources multiples". Scandale ? Un peu, car la Queen, soumise au devoir de neutralité, ne vote pas. Et le contenu de ses entretiens, par tradition, n'est pas censé être dévoilé dans les médias. Buckingham a alors saisi l'instance de régulation de la presse pour faire taire les rumeurs, qualifiant les propos du tabloïd de "ragots fallacieux". Mais les spéculations vont bon train. Et les Brexiteurs se frottent les mains.

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