2026 commence fort : 7 mesures qui vont changer votre quotidien !
Janvier n’est pas seulement le mois des bonnes résolutions : c’est aussi, souvent, celui où les règles changent pour l’année en cours, voire plusieurs années. En début d’année, vous vous remettez à peine des fêtes et vous avez la tête ailleurs. Les gouvernements en profitent généralement pour changer les règles du jeu… et rarement en votre faveur ! Salaire, retraites, écologie, logement, mobilité, réseaux sociaux, droits familiaux… Sept décisions entrent en vigueur début 2026 et vont sans modifier votre vie, parfois en douceur, parfois brutalement. Voici ce qui vous attend.
Chaque début d’année apporte son lot de nouveautés, mais celui de 2026 restera sans doute dans les mémoires. En effet, cette année démarre avec une série de mesures qui touchent directement votre portefeuille, votre travail, vos déplacements et même votre vie familiale. Certaines étaient attendues, d’autres passent presque inaperçues, mais toutes auront un impact concret sur une grande partie d’entre vous.
Revalorisation du SMIC, nouvelles règles pour les carrières longues, interdiction des PFAS, réforme du DPE, durcissement du contrôle technique moto, obligations renforcées pour les influenceurs, création d’un congé de naissance… Voici les 7 changements majeurs qui vont façonner votre année.
| 1 | SMIC revalorisé : +1,18 %, mais est-ce suffisant ? |
La hausse est là, mais le chat est maigre ! Avec une revalorisation automatique de +1,18 %, le SMIC passe à un niveau légèrement supérieur à son montant précédent… sans pour autant compenser l’inflation cumulée des deux dernières années. Pour beaucoup de salariés, cette augmentation ressemble davantage à une bien faible compensation au vu de l’inflation galopante qu’à un vrai coup de pouce.
Les économistes le répètent : le SMIC suit mécaniquement les prix, mais avec un décalage qui laisse les ménages modestes en tension permanente. Résultat : le pouvoir d’achat reste sous pression, surtout pour les travailleurs à temps partiel ou en horaires fractionnés. Le SMIC horaire brut est passé au 1erjanvier de 11,88 euros à 12,02 euros.
Cette faible revalorisation n’est sans doute que le début d’un mouvement de grogne ! En effet, plusieurs secteurs prévoient déjà des négociations salariales tendues pour tenter de rattraper le retard. De nouvelles grèves en perspective ? Une année sociale 2026 agitée ? Sans être devin, on peut le prévoir !
| 2 | Retraites : nouvelles règles pour les carrières longues |
Même si l’âge de la retraite n’a pas été prolongée jusqu’à 64 ans (mesure apparemment reportée à 2028), l’Assemblée nationale a, néanmoins, décidée de taper fort sur certaines classes de retraités !
Après des mois de débats, les nouvelles règles pour les carrières longues entrent enfin en vigueur. L’objectif affiché est de permettre à ceux qui ont commencé très tôt de partir plus tôt… mais la réalité est plus complexe.
Désormais, plusieurs bornes d’âge sont définies selon l’âge de début d’activité. Certains pourront partir à 58, 60 ou 62 ans, mais à condition d’avoir validé un nombre précis de trimestres. Cette complexité représente une tâche immense pour les calculs à effectuer par l’administration... et un casse-tête administratif pour beaucoup de Français !
Les syndicats dénoncent un système « plus restrictif qu’il n’y paraît », tandis que le gouvernement assure évidemment qu’il s’agit d’une mesure « plus juste ». Dans les faits, de nombreux travailleurs en carrière longue doivent se renseigner au plus vite à ce sujet. Ils devront, en général, attendre un an de plus que prévu pour jouir d’une paisible retraite… côté face.
Côté pile, la fin de vie, ne sera peut-être pas si agréable que cela, pour beaucoup ! Au moins, au vu des mesures d’augmentations d’impôts visant tous les retraités que s’apprêteraient à prendre les députés au cours de l’année 2026. Affaire à suivre… !
| 3 | PFAS interdits : révolution salutaire dans l’industrie ! |
Les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), sont désormais interdites dans plusieurs secteurs clés. La loi n° 2025-188 du 27 février 2025 prévoyait déjà des mesures de protection. Depuis le 1er janvier 2026 leur interdiction progressive est entrée en vigueur dans de nombreux secteurs.
Ces substances chimiques sont surnommés « les polluants éternels », car elles se dégradent très lentement dans l’environnement ! Leur dangerosité réside dans leur toxicité, surtout à cause de leur persistance dans les milieux naturels (notamment dans le sol et dans l’eau). Les principaux effets nocifs possibles sont des cancers, un affaiblissement du système immunitaire, des désordres thyroïdiens, un impact sur la fertilité… !
Cette interdiction est une petite révolution, car ces substances « éternelles » sont partout : dans les textiles, les emballages alimentaires, les cosmétiques, les ustensiles de cuisine, les mousses anti-incendie… L’interdiction a obligé les industriels à revoir leurs procédés de fabrication, parfois en urgence. Certaines entreprises parlent d’un « défi colossal », d’autres y voient une opportunité pour innover et se différencier.
Pour les consommateurs, l’impact sera progressif :
- Moins de PFAS dans les vêtements,
- Moins dans les produits du quotidien,
- Mais des prix potentiellement plus élevés à court terme !
| 4 | Nouveau calcul du DPE : qui va vraiment y gagner ? |
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) change en 2026. Depuis le 1er janvier, un nouveau mode de calcul entre en vigueur. Il est censé être plus fiable et plus représentatif de la réalité énergétique des logements. Il devrait servir surtout à favoriser l’électrification du chauffage des logements. Or, on peut se poser la question de savoir si cette course forcée à l’électrification est une bonne chose, au vu de l’explosion des factures d’énergie déjà actées et de celles prévues pour cette année !
Les principales conséquences immédiates sont que certains logements sortent de la catégorie « passoire thermique », mais que d’autres y entrent brutalement ! Selon que vous soyez locataire ou propriétaire, vous en sortirez gagnant(e)… ou non ! Ou peut-être que les deux parties y perdront !
D’un côté, les propriétaires bailleurs vont scruter leur nouvelle note DPE avec anxiété : une mauvaise classification peut signifier une interdiction de louer, des travaux obligatoires ou une perte de valeur ! De l’autre : les locataires, eux, espèrent que ce nouveau calcul apportera plus de transparence… et moins de factures surprises. Seul l’avenir, mais surtout vos notes de chauffage ou d’électricité, montrera si cette évolution du calcul du DPE vous a été profitable ou un marché de dupes !
| 5 | Contrôle technique moto : plus strict, mais plus cher ! |
C’est officiel : le contrôle technique moto devient plus sévère — et, surtout, plus coûteux. Cela nous promet-il des manifestations de motards à venir. Pour l’instant, ils ne bougent pas, sans doute encore en train de se remettre des fêtes de Noël et de fin d’année ! Le réveil risque d’être brutal et, peut-être, accompagné de blocages de routes et de vrombissements de motos dans des manifestations à venir !
Malgré des années de bras de fer entre associations de motards et autorités européennes, la France fait passer en force les nouvelles normes ! Déjà, depuis le 14 avril 2024, la réglementation imposait le contrôle technique des motos, mais aussi des quads, des scooters et des voitures sans permis (VSP). Ce contrôle a été progressif en fonction de la date d’immatriculation de ces véhicules de catégorie L. Une fois de plus le 1er janvier a été une date décisive dans ce secteur, car, à partir de maintenant, tous les véhicules classés en catégorie L sont concernés, en particulier les motos !
Demandez le programme !
- Vérifications renforcées,
- Contrôle du bruit,
- Contrôle des émissions,
- Et, surtout : une facture qui grimpe !
Les motards dénoncent une mesure « punitive », tandis que les défenseurs de la sécurité routière y voient une avancée indispensable. Une chose est sûre : passer au centre de contrôle sera une formalité qui aura un prix élevé !
| 6 | Influenceurs : transparence obligatoire, enfin ! |
Les influenceurs entrent dans une nouvelle ère : celle de la transparence obligatoire. Il est vrai qu’ils sont partout sur les réseaux sociaux : YouTube, Instagram, Tiktok, Facebook (pour ne citer que les principaux).
Ces nouveaux « représentants de commerce numériques » agissaient, jusqu’à maintenant, avec les mêmes réflexes de leurs prédécesseurs physiques. Ceux-ci se présentaient en porte-à-porte pour écouler de produits de qualité plus ou moins douteuses. La principale technique était le pied dans la porte pour éviter qu’on ne la leur claque au nez ! Le « pied dans la porte » de la plupart des influenceurs en ligne est le fameux hook ou accroche. Celle-ci est censée captiver l’attention immédiate et retenir, dès les premières secondes, les « scrolleurs » (personnes qui font défiler les vidéos à grande vitesse sur leur téléphone !).
Certains de ces bateleurs de foire numérique ont ainsi gagné des fortunes en vendant des produits de médiocre qualité, voire carrément nocifs. Les acheteurs crédules sont, la plupart du temps, des adolescents n’ayant pas encore les capacités de réflexion nécessaires pour distinguer une arnaque d’une bonne affaire !
Désormais : finis les partenariats cachés, les placements de produits flous, les promotions déguisées. Depuis le 1er janvier, toute collaboration commerciale rémunérée doit être clairement indiquée, sous peine de sanctions. Tout contrat entre un influenceur et une marque, dépassant la valeur de 1000 euros hors taxes, doit faire l’objet d’un contrat écrit
L’objectif est de protéger les consommateurs, notamment les plus jeunes, face aux dérives du marketing d’influence. Pour les créateurs de contenu, c’est un changement majeur. Cela va leur imposer : plus de rigueur, plus de conformité et une relation plus saine avec leur audience ; en résumé : d’être honnête !
| 7 | Congé de naissance : une avancée sociale ? |
C’est l’une des mesures les plus symboliques de ce début d’année, et sans doute, la plus rafraichissante de toutes celles énumérées ici. La création d’un congé de naissance vient compléter le congé paternité et permet aux deux parents de bénéficier de quelques jours supplémentaires pour accueillir leur enfant.
Les associations familiales saluent une avancée sociale, mais regrettent une durée encore trop courte et une indemnisation jugée insuffisante. Pour les entreprises, c’est un ajustement organisationnel qui ne sera pas toujours facile à gérer. Pour les familles, cela représentera un souffle bienvenu dans un moment où chaque heure compte.
Ce nouveau droit, effectif en juillet 2026, est en parfaite harmonie avec l’évolution de la société et de la famille. Le père, ou le référent paternel, y joue, en effet, un rôle de plus en plus important dans l’éducation des enfants, et, cela, dès le plus jeune âge. Il convient donc (pour une fois) de saluer une mesure positive. Ce qui n’est pas très courant à une époque où les Français se voient imposer de plus en plus de contraintes !
| 8 | CONCLUSION |
L’année 2026, et particulièrement ce début de l’année, marque le démarrage d’une période de transitions. Certaines mesures vous toucheront directement, d’autres en filigrane, mais toutes dessinent un paysage social, économique et écologique en pleine mutation. Reste à savoir si ces changements seront perçus comme des progrès… ou comme de nouvelles contraintes.

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