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7 virus contemporains bien plus dangereux que la Covid-19

Décrypter Par Philippe Kerforne 12 octobre 2020

7 virus contemporains bien plus dangereux que la Covid-19
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Le Sars-Cov-2, virus à l’origine de la Covid-19, terrifie et nous rappelle notre fragilité face à l’omniprésence de virus mortels dans notre environnement. Ce qui explique aussi pourquoi les autorités ont tant de mal à venir à bout de ce virus, bien loin d’être le plus mortel existant sur notre planète. Cela étant dit en respectant la douleur des familles déplorant des personnes décédées de cette pandémie, il existe des virus infiniment plus virulents que le Sars-Cov-2.

Il est important de préciser la différence entre taux de mortalité et taux de létalité d’un virus. Le premier indique le nombre de décès par rapport à une population totale ; le second est le taux de décès chez les personnes contaminées. Le Sars-Cov-2 est, selon l'Institut Statista, largement devancé par 7 virus beaucoup plus dangereux.

1 Pire que la Covid-19 : Le virus Ebola, un des plus terrifiants !

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La première place sur le podium des virus les plus létaux de notre époque contemporaine est sans conteste le virus Ébola. Selon les données scientifiques de l’Institut Pasteur, il tue de 30 à 90% des personnes contaminées, avec une moyenne de 50% de décès parmi la population infectée. Cette zoonose (maladie se transmettant de l’animal à l’homme) est propagée par un virus dont l’hôte est une chauve-souris (comme le Sars-Cov-2 et de nombreux virus d’ailleurs !).

Le virus Ébola a été identifié pour la première fois au Soudan et en République démocratique du Congo en 1976. Ce virus se caractérise par des poussées de fièvres hémorragiques souvent mortelles. Les épidémies d’Ébola reviennent régulièrement, principalement en Afrique, depuis quarante ans. Il y a eu environ vingt manifestations de cette épidémie depuis son apparition. Celle de 2013 à 2016 été une des plus mortelles avec 11.000 décès recensés d’après l’OMS. Au vu de son taux de létalité, Elle est considérée comme la plus grande épidémie que la Terre ait connue. Pour l’instant, aucun vaccin n’a été trouvé…  comme dans le cas de beaucoup d’épidémies récente et actuelles. Il faut dont se méfier des effets d’annonce régulière actuels concernant la mise au point d’un vaccin pour la Covid-19 !

2 Pire que la Covid-19 : Le virus de Marbourg, un cousin du virus Ébola

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La maladie à virus Marbourg (MVM) est apparue pour la première fois en 1967 dans la ville allemande de Marbourg, d’où son nom, avant de s’étendre à Francfort, à l’Allemagne et de se manifester à Belgrade (capitale à l’époque de l’ex- Yougoslavie). La MVM se serait propagée par l’intermédiaire de singes en provenance d’Ouganda selon l’OMS. Ceux-ci auraient été eux-mêmes l’hôte intermédiaire d’un virus transmis par une espèce de chauve-souris, la roussette d'Égypte (Rousettus aegypticus) !

La transmission s’effectue en manipulant des animaux sauvages malades ou morts mais aussi par contact avec les liquides biologiques, le sang, le sperme et les tissus des personnes contaminées. La maladie commence par des céphalées intenses et une forte fatigue. La santé des malades se dégrade rapidement sous forme d’une fièvre hémorragique aboutissant souvent au décès des personnes infectées. Le virus provoquant cette maladie est de la même famille que le virus Ébola avec une dangerosité quasiment égale. Ainsi, selon l’OMS, son taux de létalité qui n’était « que » de 25% lors de son apparition en Allemagne en 1967 monta à 80% de 1998 – 2000 en République démocratique du Congo et en 2005 en Angola.

3 Pire que la Covid-19 : Le virus Nipah

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Le virus Nipah a été détecté pour la première fois en 1998 (ou en 1999 selon les données mêmes de l’OMS) en Malaisie dans la ville de Kampung Sungai Nipah (d’où son nom). Cette zoonose (maladie transmise de l'animal à l'homme) est transmise par un virus porté par les chauves-souris frugivores de la famille des Ptéropodidés. A cette époque, l’hôte intermédiaire censé avoir transmis le virus Nipah à l’homme serait le porc.

La contamination peut aussi être intra-humaine. Dans les flambées épidémiques ultérieures, il semble que l’infection à virus Nipah soit passée de la chauve-souris à l’homme par l’intermédiaire de jus de palmier dattier contaminé par la chauve-souris et consommé par les infortunées victimes. Des cas de contamination intra-humaine auraient aussi été signalés en Inde. L’infection à virus Nipah se présente, dans les cas bénins sous une forme asymptomatique. Dans la forme la plus grave, cette maladie infectieuse se manifeste par des encéphalites mortelles et des problèmes respiratoires. Il n’y a toujours pas, à ce jour, ni de traitement ni de vaccin contre cette maladie ni pour l’homme ni pour l’animal. Quand l’infection à virus Nipah touche les porcs, elle les décime en masse, provoquant des catastrophes économiques et humaines dramatiques, notamment dans les pays pauvres. Selon l’OMS, le taux de létalité de l’infection à virus Nipah se situe entre 40% à 75% !

4 Pire que la Covid-19 : Le virus H5N1 de la grippe aviaire, l’Ébola du poulet !

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La grippe aviaire est une maladie virale qui se propage chez les oiseaux avec un taux de mortalité très élevé notamment chez les animaux sauvages et d’élevage comme les poulets. La grippe aviaire se déclenche par le biais de virus grippaux de type A. Si la plupart des virus aviaires ne se transmettent pas à l’homme, certains y arrivent comme c’est le cas du sous-type H5N1 très dangereux et même mortel pour l’espèce humaine. La grippe aviaire à virus H5N1 pouvant causer de véritables désastres dans les élevages notamment de dindes et de poulets, on l’appelle souvent « l’Ébola du poulet » !

La grippe aviaire de type H5N1est apparue pour la première fois à Hong Kong en 1997 dans des élevages de volaille. Le virus H5N1, pouvant se transmettre à l’homme, ne causa « que » six décès. Comme de nombreux virus, le H5N1 disparut un beau jour mystérieusement sans prendre la peine d’attendre que l’Homme ne trouve un traitement ou un vaccin. Il réapparut en 2003, dans de nombreux pays d’Asie, mais encore plus virulent pour décimer des élevages entiers. Cette fois, il fit plus de victimes humaines que précédemment (282 décès pour 468 personnes contaminées !) Pour le H5N1, la plupart des infections se transmettent de l’animal à l’homme et, dans de rares cas, par contamination intra-humaine.

Depuis 2003, jouant à nouveau à cache-cache avec nous, le virus H5N1 s’est évanoui dans la nature, frappant, depuis, régulièrement de façon sporadique. Selon l’OMS et l’Institut Pasteur, nous ne sommes pas à l’abri de sa résurgence un jour ou l’autre sous forme d’un mutant du H5N1 ou d’un autre sous-type H d’un virus de type grippal. Le taux de létalité du virus de sous-type H5N1 est, en fonction des estimations, d’environ 60%.

5 Pire que la Covid-19 : Le virus australien Hendra

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Hendra est un autre virus virulent dont l’hôte naturel est encore la chauve-souris frugivore de la famille des Ptéropodidés… aussi porteuse du virus Nipah. L’infection à virus Hendra est apparue en 1994 à Hendra, dans la banlieue de Brisbane en Australie. Deux personnes et vingt-et-un chevaux y développèrent cette maladie virale pour la première fois. Cette infection virale possède une forme bénigne sous la forme d’un syndrome grippal.

Dans sa version grave, les victimes souffrent d’énormes difficultés respiratoires et/ou d’atteintes neurologiques pouvant s’avérer mortelles. Le cheval est l’hôte intermédiaire, le seul animal d’ailleurs qui transmet le virus à l’homme, que ce soit lors de soins ou au cours d’une autopsie de chevaux décédés. Le taux de létalité chez le cheval peur monter jusqu’à 75%. Depuis 2008, on a dénombré douze réapparitions sérieuses de cette infection virale sur la côte Est de l’Australie dont trois affectant gravement l’Homme.

On n’a pas encore trouvé de virus ou de traitement contre ce virus même si selon une revue américaine Science Translational Medicine, des essais prometteurs auraient été menés par des chercheurs américains. Ils auraient développé un anticorps humain pouvant s’avérer efficace sur les singes pour le virus Hendra mais aussi pour le virus Nipah. Depuis, on n’a pas de nouvelles de ces recherches. Le taux de létalité du virus Hendra serait de 57%.

6 Pire que la Covid-19 : Le virus MERS

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Le MERS n’est pas loin du taux de létalité moyen du virus Ébola avec 35,6% selon l'Institut Statista mais sans atteindre les 90% possibles en cas d’infection Ébola intensive. Le MERS, s’appelle, de son vrai nom : le MERS-COV pour Middle East Respiratory Syndrom related Coronavirus (Coronavirus du Syndrome Respiratoire du Moyen-Orient). Le MERS fit son apparition en 2012 en Arabie Saoudite avant de s’étendre aux autres pays du Moyen-Orient. Ce virus s’attaque aux voies respiratoires. Le Mers-Cov est un virus zoonotique (se transmettant de l’animal à l’homme), en l’occurrence par l’intermédiaire de dromadaires infectés.

Le MERS se manifeste par des symptômes comme de la fièvre et de la toux et conduit souvent à la mort. Ainsi, depuis 2012 d'après l'Institut Pasteur, sur les 1219 personnes qui ont été atteintes de Mers-Cov : 449 en sont décédées ! Ce qui fait un taux de létalité de 36,83%. Depuis 2012, le Mers-Cov a quasiment, mais pas complètement disparu, comme la plupart des virus qui, au bout d’un moment, s’évanouissent naturellement… souvent sans qu’on ait trouvé un traitement ou un vaccin ! Cependant, il semble que certains de ces virus Mers-Cov ont pu survivre à leur hécatombe naturelle. Ainsi, deux cas furent détectés en France en 2013 et en Corée du Sud en 2015. Restons prudents !

7 Pire que la Covid-19 : Le virus SARS

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En 2003, apparaissait un précurseur du SARS-COV2 appelé le SARS-COV1, causant le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère). Cette infection virale partage de nombreux points communs avec le coronavirus responsable de la Covid-19.  En fait, le premier cas de SRAS, apparut le 16 novembre 2002, (déjà) en Chine, à Canton. Cette maladie, que l’on appelle « pneumopathie atypique » ressemblait aussi à une forme de grippe. On supposait, à l’époque, (on n’en sait pas plus aujourd’hui) que cette zoonose (maladie se transmettant à ‘homme) avait été transmis par du bétail.

C’est cependant à partir de 2003 rappelle le site Doctissimo, que l’inquiétude se répandit au même rythme que la maladie ; notamment en se propageant dans toute la province de Canton et même au Vietnam. En Mars, Hong Kong fut touché, puis Singapour avant que le virus ne se répande par l’intermédiaire de voyageurs se rendant au Canada puis aux Etats-Unis. Ce même mois, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) publia un bulletin d’alerte. Les cas se multiplièrent dans de nombreux pays d‘Asie. Un premier cas était signalé en France toujours en mars 2003 ! Le Center for Disease Control (CDC) aux États-Unis déclara avoir isolé le coronavirus à l’origine de la maladie, toujours durant ce troisième mois de l’année où le pic de l’épidémie le 31 mars fut atteint avec 1600 cas recensés dans le monde dont 58 décès, soit 3,62%. 

On perdit la trace du coronavirus à l’origine du SRAS en mai 2003 sans savoir ce qui s’était passé. Le SARS-CoV1, coronavirus à l’origine de la pandémie, disparut sans laisser de trace et sans qu’aucun vaccin ni traitement n’aient pu être mise au point ! A ce jour, on est toujours sans nouvelles du SARS-CoV1, mais cela ne veut pas dire qu’il ne peut pas réapparaître. Selon Santé Publique France, citant l’OMS, au total, 8 096 personnes auraient été infectées dont 774 personnes décédées, ce qui entraîne un taux de létalité de 9,6%, bien loin de la létalité des virus précédemment cités ! Une fois de plus, le tapage médiatique autour d’un virus, du fait de sa propagation mondiale, lui avait donné peut-être plus d’importance qu’il n’en avait vraiment eu !

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